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Bruny Surin

Bruny Surin

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Je me souviens comme si c’était hier. Bruny Surin souriant, les bras dans les airs sur la plus haute marche du podium, avec ses partenaires du relais 4x100m. C’était les Jeux ­d’Atlanta, en 1996. Des années plus tard, je l’ai rencontré au Centre-Claude Robillard, alors qu’on partageait la même piste d’entrainement.

Je me souviens comme si c’était hier. Bruny Surin souriant, les bras dans les airs sur la plus haute marche du podium, avec ses partenaires du relais 4x100m. C’était les Jeux ­d’Atlanta, en 1996. Des années plus tard, je l’ai rencontré au Centre-Claude Robillard, alors qu’on partageait la même piste d’entrainement. Je ne me suis jamais sentie aussi petite dans mes espadrilles. J’espérais qu’il ne fasse aucun lien avec la journaliste, et la fille devant lui, qui suait sa vie à essayer de courir vite un 100m. Même si les années ont passé. Bruny est toujours aussi imposant avec sa stature très athlétique. Sa foulée est magnifique. Et plutôt que de m’époumoner, j’ai préféré l’épier du coin de l’œil...

JE ME SOUVIENS D’HAÏTI, j’habitais en face de mon école Jean XXIII et je jouais au soccer presque tous les jours après mes devoirs.

LE PLUS GRAND MOMENT DE MA CARRIÈRE, c’est la médaille d’or aux jeux olympiques et d’avoir couru plus vite que mon idole Carl Lewis .

LE PIRE MOMENT DE MA CARRIÈRE a été de rater la finale olympique du 100 m à Atlanta.

LORSQUE JE PENSE À MON MEILLEUR TEMPS DE 9,84 S, je vois l’aboutissement d’un rêve qui a pris 11 ans à se réaliser (codétenteur du record canadien) .

AUJOURD’HUI, EN 9,84 S, je peux éteindre mon alarme quand je fais une sieste.

JE CROIS QUE C’EST POSSIBLE D’ÊTRE PROPRE ET GAGNER dans le sport puisque je l’ai fait, mais il faut être patient.

JE DIS TOUJOURS AUX JEUNES QUE JE CROISE QU’IL EST POSSIBLE DE RÉUSSIR SANS TRICHER. C’est applicable dans toutes les sphères de la vie. Ne jamais prendre de raccourci.

JE NE PEUX PLUS RIEN APPORTER AU MONDE DE L’ATHLÉTISME CANADIEN. J’ai tiré la plogue. Les dirigeants n’ont pas les mêmes approches et valeurs que moi.

JE PRÉFÈRE ME CONCENTRER SUR MA FONDATION et j’entraîne maintenant de jeunes athlètes de tous les sports.

DANS MA CARRIÈRE, J’AI EU 90% joie contre 10% déception.

J’AURAIS AIMÉ AFFRONTER USAIN BOLT. C’est certain que mon record serait plus vite encore. Bolt amène le sprint à un autre niveau.

JE SUIS CONTENT D’AVOIR LÉGUÉ À MES FILLES la vitesse et de longues jambes.

SI J’AI UN CONSEIL OU UN COMMENTAIRE À PASSER À MA FILLE KATHERINE qui fait de l’athlétisme, je passe par son entraîneur pour le respect.

LORSQUE KATHERINE A GAGNÉ LA MÉDAILLE DE BRONZE AUX JEUX DU CANADA, je transpirais tellement, ça n’avait aucun sens!

JE COMPRENDS MAINTENANT POURQUOI MA MÈRE NE ME ­REGARDAIT JAMAIS COURIR EN ­DIRECT. Elle disait que j’allais lui faire faire une crise cardiaque!

J’AI BEAUCOUP DE DIFFICULTÉ À RESTER ASSIS quand je vois ma fille Kimberley-Ann jouer au tennis.

LE TENNIS EST UN SPORT ­TELLEMENT STRESSANT que je mets mon ipod pour m’aider à relaxer.

J’AI ENCORE DES CONTACTS AVEC BAILEY, GILBERT, ESNIE ET ­CHAMBERS, mes coéquipiers avec qui j’ai gagné la médaille d'or du relais 4x100 m aux Olympiques de 1996. On s’envoie des ­messages via Facebook.

MAIS QUI L’EUT CRU! JE PARLE SOUVENT AVEC DONOVAN BAILEY !  On a longtemps eu une relation amour-haine. Aujourd’hui, on en ri.

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