/lifestyle/health
Navigation
Santé

Allergique à certains aliments ?

Allergique à certains aliments ?
photo fotolia

Coup d'oeil sur cet article

La semaine dernière, l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA) a confirmé, à l’occasion de son premier salon, que le problème n’est plus marginal. Au Québec seulement, il touche désormais 300 000 personnes.

La semaine dernière, l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA) a confirmé, à l’occasion de son premier salon, que le problème n’est plus marginal. Au Québec seulement, il touche désormais 300 000 personnes.

Les Québécois, à l’instar des populations de la plupart des pays industrialisés, sont de plus en plus nombreux à éprouver des malaises en présence de substances allergènes en s’alimentant. L’allergie est une réaction excessive de notre système immunitaire à l’égard de substances qui lui sont étrangères et qu’on nomme «allergènes». En fait, le mot allergie est utilisé pour qualifier une foule de réactions qui peuvent apparaître dans différentes parties de notre corps, dont la peau, les yeux, les voies respiratoires ou le système digestif. Plusieurs maux peuvent en découler, comme l’asthme allergique, l’eczéma, certaines formes d’urticaire et la rhinite allergique, par exemple. Pour plus de 300 000 Québécois – environ 4 % des adultes et près de 8 % des enfants –, certains aliments sont la source de ces réactions.

ALLERGIE ALIMENTAIRE

Lorsqu’on ingère un aliment, plusieurs substances étrangères visitent notre organisme. Certaines de ces substances, comme les germes, sont dangereuses. D’autres, comme les éléments nutritifs, sont bien reçues. La mission de notre système immunitaire est de prévenir et de combattre la maladie. C’est lui qui décide quelles substances sont dangereuses et, lorsque c’est le cas, nous défend contre elles. S’il décide qu’une protéine d’un aliment est dangereuse, il réagira sur-le-champ en l’attaquant. C’est une allergie. Le système ne réagit qu’aux protéines. Conséquemment, on ne peut pas être allergique à un sucre ou à un gras. Les signes d’allergie pourront apparaître entre quelques minutes et jusqu’à deux heures après l’absorption de l’aliment.

SYMPTÔMES

Leur nature ou leur importance peuvent être différentes d’une personne à l’autre. Au nombre des symptômes les plus courants, des problèmes cutanés peuvent apparaître, comme des picotements aux yeux, de l’urticaire, l’enflure des tissus du visage et en périphérie de la bouche et, pour les jeunes enfants, de l’eczéma. Des problèmes respiratoires peuvent aussi résulter d’une allergie alimentaire, comme avoir le nez bouché ou qui coule, et, pour les personnes asthmatiques, leur mal pourra s’aggraver. Certains symptômes s’accompagneront de problèmes digestifs, comme des nausées, des vomissements ou de la diarrhée. Des problèmes de nature cardiovasculaire peuvent également surgir à la suite d’une allergie alimentaire, comme une pâleur soudaine, un pouls qui s’affaiblit, des étourdissements et même, parfois, la perte de connaissance. La réaction alimentaire la plus grave est qualifiée d’«anaphylaxie»; elle peut impliquer tous les symptômes précédents et mettre la vie en péril.

ALLERGÈNES

Les aliments allergènes varient d’une population à l’autre. Chez nous, les arachides, certaines céréales (blé, avoine, orge, seigle), les fruits de mer, les graines de sésame, le lait de vache, les noix, les œufs, le poisson et le soya sont responsables de près de 90 % des allergies alimentaires graves et, comme je l’ai mentionné plus haut, de nombreux enfants ont au moins une allergie alimentaire. Celles-ci peuvent survenir à n’importe quel âge, mais généralement elles apparaîtront avant l’âge de quatre ans et certaines pourront s’atténuer ou même disparaître avec le temps, comme les allergies au lait de vache, aux œufs et au soya. Moins de 15 % des personnes qui souffrent d’une allergie alimentaire n’ont aucune prédisposition familiale à en développer. Toutefois, pour un enfant dont l’un des parents souffre d’une allergie alimentaire, le risque qu’il souffre également d’une allergie est de 20 % à 40 %. Ce risque peut grimper jusqu’à 80 % lorsque ses deux parents sont allergiques.

TRAITEMENT

Si vous soupçonnez une allergie alimentaire chez votre enfant, vous devriez consulter votre médecin de famille dès que possible. Il vous adressera à un allergologue afin d’être en mesure de confirmer l’allergie à l’aide de différents tests. Il n’existe pas de traitement pour combattre les allergies alimentaires. Toutefois, lorsque l’allergie sera confirmée, la solution sera, pour la personne allergique, de bannir systématiquement de son alimentation l’aliment auquel elle est réfractaire.

Le fait de consulter pour un diagnostic permettra de bien distinguer s’il s’agit d’une allergie alimentaire ou d’une intolérance à un aliment. Environ un adulte sur quatre se croit atteint d’une allergie alimentaire. En fait, seulement une faible partie d’entre eux sont réellement allergiques. Contrairement à l’allergie, l’intolérance alimentaire n’est pas liée à une réaction du système immunitaire. La plupart de ces intolérances sont causées par une mauvaise digestion, absorption ou transformation de l’aliment lorsqu’il est ingéré. L’allergie au lait et l’intolérance au lactose sont deux exemples d’allergie et d’intolérance causées par un même aliment. L’intolérance au lactose provoquera une réaction du système digestif, principalement en causant des maux de ventre et parfois de la diarrhée.


Pour plus d’information sur les allergies, consultez le site de l’AQAA: www.aqaa.qc.ca

Commentaires