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Victoriaville

L’entreprise vénézuélienne Sural investit

Nicolas Marceau.
Photo d'archives / Agence QMI Nicolas Marceau.

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VICTORIAVILLE – L’industrie de l’aluminium poursuit sa croissance au Québec avec un investissement de 45 millions $ de l’entreprise vénézuélienne Sural dans la construction d’une nouvelle usine de production de tiges d’aluminium à Victoriaville.

L’investissement permettra de consolider le secteur québécois de l'aluminium et de créer plus de 50 emplois directs au moment de la mise en service complète de l'usine.

L’inauguration de la nouvelle usine est prévue pour 2015.

Investissement Québec accorde un prêt de 16,5 millions $ pour le projet, alors qu’Ottawa annonce une aide financière remboursable de 2 millions $.

Le projet comprend notamment l'acquisition et l'installation d'une ligne de coulée et de fournaises, ainsi que d'équipement pour la purification du métal en fusion, le refroidissement et le moulage de l'aluminium, de même que l'emballage et le transport des produits finis.

«[L’usine] sera dotée de nouveaux équipements à la fine pointe de la technologie qui nous permettront d'atteindre une capacité de production de 45 000 tonnes métriques par année, ce qui devrait accroître notre compétitivité sur le marché», a précisé Alfredo Riviere, président du Groupe Sural.

Sural compte parmi les principaux manufacturiers mondiaux de tiges en aluminium et en alliage produites par coulage continu, avec des usines en Amérique du Sud et en Italie.

Au Québec, Sural exploite l’usine Intral, à Princeville,  spécialisée dans la fabrication de fils et de produits d'aluminium. Le projet va aussi permettre d’ajouter une vingtaine d’emplois à cette filiale.

Au cours des dix prochaines années, l’industrie de l’aluminium a pour objectif de doubler la transformation de l'aluminium au Québec.

«L'expertise québécoise et la disponibilité de la matière première ont largement contribué à faire du Québec un lieu d'investissement propice pour le démarrage de cette nouvelle usine, a déclaré le ministre des Finances Nicolas Marceau. Je suis convaincu que ce projet permettra d'attirer d'autres entreprises spécialisées dans la transformation de l'aluminium au Québec.»

Le secteur éolien

L’annonce de cet investissement survient alors que les transformateurs d’aluminium québécois s’intéressent à la possibilité d’intégrer davantage de composants en aluminium dans les éoliennes.

La semaine dernière, des représentants du Réseau Trans-Al, du TechnoCentre éolien et du Créneau éolien ACCORD se sont rencontrés pour en discuter.

Les participants ont convenu de mettre en place un plan de travail portant sur les actions de démarchage, la diffusion de l’information ainsi que la recherche et le développement.

Le Réseau Trans‐Al regroupe 261 membres PME, partenaires et honorifiques qui oeuvrent dans le domaine de la transformation et de la production de l’aluminium.

 

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