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Qui est le vrai propriétaire du chien Léo – Ami-Go ?

Qui est le vrai propriétaire du chien Léo – Ami-Go ?
photo courtoisie Léo ou Ami-Go, le berger allemand croisé de trois ans ayant un œil bleu et l’autre brun, est en demande puisque deux personnes se battent devant les tribunaux pour l’avoir.

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Un berger allemand croisé qui a été acheté pour 229 $ est au cœur d’une poursuite civile qui dure depuis plus d’un an et qui a couté plus de 10 000 $ à l’une des parties au palais de justice de Saint-Jérôme.

Un berger allemand croisé qui a été acheté pour 229 $ est au cœur d’une poursuite civile qui dure depuis plus d’un an et qui a couté plus de 10 000 $ à l’une des parties au palais de justice de Saint-Jérôme.

La Cour tente de déterminer qui est le vrai propriétaire du chien qui a deux noms: Ami-Go pour celui qui l’a trouvé ou Léo pour celle qui l’a adopté.

Jusqu’à maintenant, la Cour a donné raison à Marie Lasnier qui a signé un contrat d’adoption avec le Centre d’intervention animal (CIA).

«L’organisme n’a jamais été en possession d’Ami-Go, affirme André-Bernard Lamer qui veut en appeler de la décision. C’est moi qui l’ai sauvé, qui l’ai soigné et qui l’ai gardé pendant plus de trois semaines. Je suis tellement choqué qu’ils me l’aient volé.»

La vie du berger allemand avec un œil bleu et l’autre brun a bien mal commencé. Acheté au Berger blanc, il avait subi de la maltraitance jusqu’à ce que M. Lamer vienne à son secours. Concierge d’un immeuble résidentiel de Montréal, il était intervenu à la suite de plaintes de locataires qui entendaient l’animal se faire battre, le 13 septembre 2012.

Peu de temps après, le CIA situé à Québec l’avait contacté pour lui expliquer qu’ils étaient à la recherche d’une famille pour la bête et qu’un représentant viendrait la chercher le jour même. Un mois et plusieurs reports plus tard, le pitou noir et beige était toujours là.

Un chien attachant

«Après quelques jours, le chien a commencé à me faire confiance et j’ai fini par m’attacher. Je suis allé lui faire faire ses vaccins et sa stérilisation», explique M. Lamer qui a aussi fait enregistrer Ami-Go à la ville. Un mois plus tard, le CIA a demandé à l’homme d’aller porter le chien à une résidence des Laurentides. Conscient que son compagnon était un peu à l’étroit dans son appartement d’Hochelaga, il était allé rencontrer Mme Lasnier. La femme était à la recherche d’un compagnon pour sa chienne Laila.

Faisant confiance à la dame, il a décidé de lui en confier la «garde partagée», selon lui. Rongé par l’ennui, il revient rapidement chercher le chien pour «l’amener manger». «C’est à ce moment-là que j’ai commencé à trouver ça bizarre, explique Mme Lasnier. Il me demandait de lire des messages adressés au chien. Il écrivait: ton odeur de chien me manque à côté de moi, je t’aime wouf wouf.»

L’adoption

À la fin du mois d’octobre, M. Lamer apprend que le CIA a reçu plus de 200 $ après que Mme Lasnier eut signé un contrat pour adopter Ami-Go, rebaptisé Léo. Voyant qu’il ne pourrait pas récupérer son chien, M. Lamer se lance dans une longue saga judiciaire.

«C’est une adoption qui a viré au cauchemar, affirme Mme Lasnier. Avoir su que ça se passerait comme ça, j’aurais sauvé un autre chien. Je ne suis jamais tranquille et j’ai peur qu’il revienne le chercher.»

À deux reprises, les policiers ont dû intervenir, alors que M. Lamer se trouvait chez Mme Lasnier. À la Cour, les agents de sécurité doivent aussi intervenir.

«Il a fallu appeler la sécurité à deux reprises pour pouvoir quitter la salle sans danger, raconte l’avocate Anne-France Goldwater qui représentait Mme Lasnier. Il était agressif et dérangeant. Il faisait peur pas à peu près.»

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