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Castonguay

L’assurance autonomie ne va rien régler

Claude Castonguay
Photo Stevens Leblanc / Agence QMI Claude Castonguay devant la commission de la santé et des services sociauxde l'Assemblée Nationale de Québec.

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L’assurance autonomie telle que projetée par le gouvernement Marois est inutile, selon Claude Castonguay.

 

De passage devant la Commission de la santé et des services sociaux, mardi, le père de l’assurance maladie a émis de sérieux doutes sur la pertinence de créer une nouvelle entité pour gérer la prestation des soins à domicile, comme le souhaite le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

«Si on veut améliorer le sort des personnes en perte d’autonomie, il faut apporter un financement meilleur, plus adapté, a-t-il dit. Qu’on finance de telle sorte que les gens reçoivent les soins dont ils ont besoin. Mais vous n’avez pas besoin d’une nouvelle structure. Tout est déjà en place dans notre système.»

Au lieu d’ajouter «inutilement» à la lourdeur administrative du réseau de la santé, M. Castonguay croit que le gouvernement devrait plutôt stimuler la production des services, en aidant «les gens sur le terrain à répondre à la demande». Il suggère notamment de donner aux patients et aux aidants naturels la responsabilité de gérer eux-mêmes les ressources à leurs dispositions.

L’ancien ministre libéral a fait valoir que l’ajout de nouveaux soins et services, comme la fertilisation in vitro, l’imagerie médicale et les soins optométriques, s’était fait à l’intérieur même du réseau de la santé, sans qu’il y ait lieu d’ajouter une entité.

«Pour moi, créer une nouvelle structure pour mettre en place l’assurance autonomie, ce serait comme essayer de greffer un corps étranger sur notre système de santé», a-t-il imagé.

Claude Castonguay a par ailleurs invité le ministre Réjean Hébert à refaire ses devoirs et à présenter un cadre financier plus rigoureux.

«Il n’y a aucune évaluation réelle des coûts, on ne sait pas quel serait le montant des allocations qui pourraient être données pour l’achat ou la provision de services et on ne connaît pas le niveau des besoins d’une façon précise, a-t-il déploré. Il y a juste des approximations très générales [...] Heureusement qu’il ne s’agit que d’un livre blanc.»

 

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