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Meurtre | Taxi

Une vague de peur s’empare des chauffeurs

FD-AGRESSION-TAXI
ERIK PETERS/AGENCE QMI

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Une vague de peur a envahi les chauffeurs de taxi depuis le meurtre de leur confrère.

«Il faut travailler 15 à 16 heures par jour, 6 ou 7 jours par semaines à un salaire qui frôle les 6 $ de l’heure et on n’a même pas le droit d’avoir une arme pour se protéger», déplore un chauffeur visiblement secoué par la mort de son collègue et ami. L’homme a décidé de prendre sa retraite immédiatement après avoir entendu la nouvelle.

Plusieurs autres chauffeurs voudraient aussi changer de métiers, mais comme Ziad Bouzid, ceux qui sont immigrants ont souvent de la difficulté à trouver autre chose.

«C’est très dangereux. Il y a le stress de la, route, la police et on ne gagne presque rien», ajoute un confrère, qui songe aussi à démissionner.

D’autres, comme Sellami Abdennour, sont plus chanceux et peuvent se tourner vers une clientèle moins à risque.

«J’étais sur le point de démissionner lorsque j’ai eu le poste pour le transport adapter, raconte-t-il. Je peux vous dire que la plupart des chauffeurs de taxi ne font pas ça pour l’amour du métier, surtout la nuit. La plupart pensent qu’ils vont faire ça de façon temporaire, mais ils font ça toute leur vie.»

Des mesures ont pourtant été mises en place pour protéger les chauffeurs.

GPS et bouton d’urgence

«Nous avons installé un système GPS avec un bouton silencieux d’urgence qui permet de sauver des vies, explique Denis Laramée de Taxi Diamond. Une fois par mois, les policiers répondent à un véritable signal d’urgence. Tous nos véhicules sont aussi dotés de système de paiement par carte ce qui évite que les chauffeurs aient de l’argent comptant sur eux.»

Mais plusieurs chauffeurs aimeraient que des mesures supplémentaires soient adoptées.

«Ça fait peur parce qu’on ne peut pas savoir si les gens sont mal intentionnés. Il faudrait qu’il y ait une cloison entre le chauffeur et le client, comme à New York», explique M. Fall, un autre chauffeur de taxi.

Chez les propriétaires de taxi, cette nouvelle de l’agression mortelle s'ajoute aux diverses plaintes d'agressions des chauffeurs, une situation qu'ils dénoncent. Dory Saliba, de l'Association des propriétaires de taxis croit que des caméras de surveillance devraient être installées dans les voitures.

«Est-ce que la Ville, est-ce que les élus, est-ce que le gouvernement peut les aider, peut les subventionner? Ça, c'est une autre question sur laquelle il faut se pencher», conclut-il.

- En collaboration avec l’Agence QMI

 

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