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JFK il y a 50 ans

Derniers instants de JFK

Derniers instants de JFK
Photos: Associated Press, © GRAPHIC NEWS Sources: Rapport Warren, U.S. Congress Select Committee on Assassinations, “The Day JFK Died” publié dans Dallas Morning News.

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JFK il y a 50 ans
derniers instants de JFK
Une Journée spéciale
à Dallas aujourd’hui
 
Marie-Joëlle Parent |

DALLAS | ­Pour la première fois en 50 ans, Dallas prend une approche différente aujourd’hui face à l'anniversaire du 22 novembre. La ville organise une cérémonie publique pour honorer le président à Dealey Plaza, sur les lieux du crime.

Près de 5000 personnes pourront assister à la cérémonie après avoir obtenu un billet via une loterie.

Un moment de silence sera observé à 12 h 30, au moment où les coups de feu ont été tirés.

Dallas revient de loin.

Après l'assassinat de John F. Kennedy, Dallas a mis des années avant de se débarrasser de son surnom de «ville de la haine». Cinquante ans plus tard, la honte est toujours palpable, mais la ville est enfin prête à souligner aujourd’hui le tragique événement avec cette grande cérémonie publique.

Pendant longtemps, les citoyens de Dallas se sont fait reprocher d'avoir «tué» le 35e président des États-Unis. C'était le 22 novembre 1963 et jour-là, l’Amérique a perdu son innocence. Après l'assassinat, la ville a reçu des centaines de lettres de menaces.

Encore aujourd'hui, environ 60 % des Américains croient que Lee Harvey Oswald n'a pas agi seul et qu'un autre tireur est responsable de la balle qui a atteint le président à la tête.

Un demi-siècle plus tard, Dallas est-elle sortie de son purgatoire?

«La ville a changé et la plupart du blâme qu'elle a reçu il y a 50 ans était injuste», nous répond le professeur Tom Stone, rencontré à Dallas au cours des derniers jours. Il donne un cours sur John F. Kennedy depuis 1992 à l'Université méthodiste du Sud.

Pourquoi avoir attendu tout ce temps?

«C'était trop douloureux pour la ville et plusieurs citoyens disent avoir été blâmés à tort pour ce qui s'est passé. La ville a réalisé que la stigmatisation ne disparaîtrait jamais», dit Tom Stone.

Après le drame, la ville a-t-elle traversé une longue période de déni?

«La population voulait oublier ce qui s'est passé ici. Le bâtiment d'où Lee Oswald a tiré sur le président, le Texas School Book Depository, a presque été détruit.

«Si l'immeuble avait été détruit, je crois que ça aurait alimenté le mythe que Dallas a quelque chose à cacher et fait partie d'un complot», ajoute Nicola Longford, directrice exécutive du Sixth Floor Museum, un musée commémoratif des événements, situé au 6e étage du bâtiment.

Un lieu touristique

À Dealey Plaza, l'horloge s'est arrêtée à 12 h 30 le 22 novembre 1963. Cinquante ans plus tard, rien n'a changé.

L'endroit où le président Kennedy a été assassiné est resté figé dans le temps.

C'est un des lieux touristiques les plus étranges des États-Unis. Près de 350 000 visiteurs visitent Dealey Plaza chaque année. Au début des années 90, le lieu a été classé monument historique. C'est le 2e endroit le plus visité du Texas après Fort Alamo.

La piste québécoise

Aussi étrange que cela paraisse, le Québec apparaît deux fois dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de JFK.

William Reymond
Collaboration spéciale

Une première, en 1978, lorsque la commission d'enquête du Congrès établit que le criminel québécois Lucien Rivard a été en contact avec Jack Ruby à Cuba en 1959.

Lucien Rivard
Criminel québécois

Le nom de Rivard apparaît aussi en 1964 lorsqu'il est arrêté au Texas dans le cadre de la lutte contre le trafic d'héroïne.

Un de ses associés de l'époque était Michel-Victor Mertz. Et selon des rapports des services d'immigration américains, Mertz était à Dallas le 22 novembre 1963 avant d'être expulsé dès le lendemain vers… Montréal.

Mais ce n'est pas tout. Le 27 novembre 1963, Jean-Marc Tremblay, un enquêteur des douanes, est interrogé par le FBI. Là, avec de nombreux détails, il raconte comment il a rencontré Lee Harvey Oswald à Montréal durant l'été 1963!

Selon Tremblay, Oswald était sur la rue St-Jacques et distribuait des tracts pacifistes. L'enquête menée par la GRC a ensuite déterminé que l'épisode- s'il est véridique- s'est passé lors de la marche pour la Paix Québec-Washington-Guantanamo.

Si les informations de la GRC sont exactes, cela placerait Oswald à Montréal au printemps 1963. À une époque où justement le FBI a perdu sa trace depuis La Nouvelle-Orléans.

L'hypothèse d'Oswald au Québec, jamais sérieusement réfutée, reste encore une énigme. S'il a vraiment passé quelques jours à Montréal, les questions que cela engendre sont nombreuses. Et 50 ans après, restent à éclaircir.

DALLAS | ­Pour la première fois en 50 ans, Dallas prend une approche différente aujourd’hui face à l'anniversaire du 22 novembre. La ville organise une cérémonie publique pour honorer le président à Dealey Plaza, sur les lieux du crime.

Près de 5000 personnes pourront assister à la cérémonie après avoir obtenu un billet via une loterie.

Un moment de silence sera observé à 12 h 30, au moment où les coups de feu ont été tirés.

Dallas revient de loin.

Après l'assassinat de John F. Kennedy, Dallas a mis des années avant de se débarrasser de son surnom de «ville de la haine». Cinquante ans plus tard, la honte est toujours palpable, mais la ville est enfin prête à souligner aujourd’hui le tragique événement avec cette grande cérémonie publique.

Pendant longtemps, les citoyens de Dallas se sont fait reprocher d'avoir «tué» le 35e président des États-Unis. C'était le 22 novembre 1963 et jour-là, l’Amérique a perdu son innocence. Après l'assassinat, la ville a reçu des centaines de lettres de menaces.

Encore aujourd'hui, environ 60 % des Américains croient que Lee Harvey Oswald n'a pas agi seul et qu'un autre tireur est responsable de la balle qui a atteint le président à la tête.

Un demi-siècle plus tard, Dallas est-elle sortie de son purgatoire?

«La ville a changé et la plupart du blâme qu'elle a reçu il y a 50 ans était injuste», nous répond le professeur Tom Stone, rencontré à Dallas au cours des derniers jours. Il donne un cours sur John F. Kennedy depuis 1992 à l'Université méthodiste du Sud

Pourquoi avoir attendu tout ce temps?

«C'était trop douloureux pour la ville et plusieurs citoyens disent avoir été blâmés à tort pour ce qui s'est passé. La ville a réalisé que la stigmatisation ne disparaîtrait jamais», dit Tom Stone.

Après le drame, la ville a-t-elle traversé une longue période de déni?

«La population voulait oublier ce qui s'est passé ici. Le bâtiment d'où Lee Oswald a tiré sur le président, le Texas School Book Depository, a presque été détruit.

«Si l'immeuble avait été détruit, je crois que ça aurait alimenté le mythe que Dallas a quelque chose à cacher et fait partie d'un complot», ajoute Nicola Longford, directrice exécutive du Sixth Floor Museum, un musée commémoratif des événements, situé au 6e étage du bâtiment.

Un lieu touristique

À Dealey Plaza, l'horloge s'est arrêtée à 12 h 30 le 22 novembre 1963. Cinquante ans plus tard, rien n'a changé.

L'endroit où le président Kennedy a été assassiné est resté figé dans le temps.

C'est un des lieux touristiques les plus étranges des États-Unis. Près de 350 000 visiteurs visitent Dealey Plaza chaque année. Au début des années 90, le lieu a été classé monument historique. C'est le 2e endroit le plus visité du Texas après Fort Alamo.

 

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