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Métro de Montréal

Profession: restauratrice d’œuvres d’art

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Photo Emmanuel Delacour / Agence QMI Myriam Lavoie

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Plus d’une centaine d’œuvres d’art se trouvent un peu partout dans le réseau du métro de Montréal, et comme tout ce qui constitue les tunnels où passent des milliers de citadins chaque jour, la restauration est souvent de mise.

Entre alors en scène Myriam Lavoie, qui fait partie de l’équipe de restauration du Centre de conservation du Québec.

Celle-ci s’acharne depuis quelques jours à redonner du lustre à la mosaïque communément appelée par les restaurateurs «Bastien-Vau» (du nom de ses deux auteurs) qu’on retrouve à la station Sherbrooke.

En 2004-2005, le Centre de conservation du Québec a évalué l’état de l’art du métro, afin de donner un rapport à la Société de transport de Montréal (STM).

Depuis 2007, la STM répertorie et annonce même à l’avance quelles seront les œuvres qui seront restaurées.

Mme Lavoie et ses collègues viennent à la rescousse des diverses structures, sculptures et peintures sur les quais et parfois au-dessus des rames de métro.

«Ce sont des conditions parfois difficiles. Il faut souvent travailler la nuit, en équilibre sur des échafauds, a expliqué Mme Lavoie. Il nous faut aussi parfois intervenir d’urgence. Cela arrive plusieurs fois par année.»

L’impact des graffitis

Comme la plupart des installations dans le métro, c’est le vandalisme qui endommage le plus.

«Des graffitis sur une peinture, c’est très difficile à enlever, utiliser du solvant pourrait endommager l’œuvre originale», a-t-elle dit.

Le travail sur la mosaïque Bastien-Vau s’est toutefois fait en un temps record, ce genre d’œuvre étant très résistante.

«Il s’agissait surtout d’enlever les 30 années d’accumulation de la poussière et des produits nettoyants qui étaient autrefois utilisés par les employés directement sur les œuvres et qui ont laissé une pellicule», a-t-elle affirmé en assurant que la pratique n’avait plus cours.

L’œuvre du métro préféré de Mme Lavoie? La Verrière à la station Champs de Mars, créée par Marcelle Ferron (1968), qui est d’ailleurs une des signataires du Refus global.

Mettre en valeur les oeuvres

Depuis 2007, la STM a investi plus de 750 000 $ dans la réalisation de son programme d’entretien et de restauration des œuvres d’art du métro de Montréal, ce qui a permis de mettre en valeur près d’une trentaine d’œuvres.

En 2012, près de 60 000 $ ont été investis dans la restauration des œuvres des stations Monk (deux sculptures de Germain Bergeron) et Parc (sculpture et verrière de Claire Sarrasin).

Au cours des trois prochaines années, la STM prévoit injecter plus de 700 000 $ qui serviront à réhabiliter une dizaine d’œuvres.

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