/opinion
Navigation

Persévérance scolaire : la clé de l’avenir du Québec

Coup d'oeil sur cet article

Plusieurs d’entre nous sont préoccupés par le taux de décrochage scolaire au Québec depuis un bon moment. Récemment, je me suis senti interpellé par les conclusions d’un récent sondage publié par la firme Léger pour la Fondation Lucie et André Chagnon, qui laissent entrevoir un avenir très sombre pour nos jeunes.

Plusieurs d’entre nous sont préoccupés par le taux de décrochage scolaire au Québec depuis un bon moment. Récemment, je me suis senti interpellé par les conclusions d’un récent sondage publié par la firme Léger pour la Fondation Lucie et André Chagnon, qui laissent entrevoir un avenir très sombre pour nos jeunes.

Vingt-cinq pour cent des Québécois âgés de 20 ans n’ont pas de diplôme d’études secondaires. Seulement 74% des élèves des écoles secondaires du Québec ont obtenu leur diplôme — le taux de décrochage le plus élevé du pays. Quarante pour cent des parents québécois craignent que leurs enfants décrochent.

En plus des conséquences néfastes que cela aura sur les élèves et leur future famille, cette situation constitue une grave menace pour la prospérité à long terme du Québec. Nous devons y remédier.

Plusieurs se sont penchés sur le problème — parmi eux Jacques Ménard, qui a mis sur pied le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec.

PLAN D’ACTION

Le plan d’action en 10 points de M. Ménard pour obtenir un taux de diplomation au-dessus de 80% suggérait, entre autres choses, qu’il y ait un fort consensus social sur l’importance de la persévérance scolaire, et davantage d’incitations à terminer l’école.

Ce dont notre société a besoin de toute urgence, c’est d’un renforcement de l’idée que tout rêve est réalisable avec une bonne éducation. Les échecs dans les salles de classe ne doivent pas être tolérés.

Nous devons également en faire plus pour aider les élèves en difficulté financière.

Les fonds doivent cibler spécifiquement les élèves qui font face à des difficultés économiques et d’autres adversités.

Nous devons également souligner l’importance du milieu familial dans lequel évoluent les élèves. De nombreux élèves du secondaire vivent dans un environnement social négatif qui nuit à leur réussite scolaire.

Nous devons chercher des moyens de pallier les problèmes tels que la faible implication des parents ou le manque de mentorat dans l’éducation des jeunes.

À la base, le système d’éducation québécois doit valoriser l’effort. Nous devons faire davantage pour continuer à développer une culture qui reconnaît l’importance de la diplomation, à la fois comme valeur individuelle et commune.

PROGRAMME

Pour ma part, je suis fier d’être impliqué auprès de l’Association Horatio Alger du Canada, une organisation qui soutient les aspirations scolaires des jeunes Québécois. Je suis honoré que l’Association ait lancé l’an dernier le Programme de bourses d’études le très hon. Brian Mulroney du Québec. Le programme offre des bourses chaque année à des élèves du secondaire au Québec afin de leur permettre de poursuivre leurs rêves à travers l’enseignement supérieur. En plus d’avoir des besoins financiers, ces élèves ont fait preuve d’intégrité, de persévérance et de force de caractère face à l’adversité.

J’ai espoir que cette initiative puisse inciter certains jeunes Québécois à terminer leurs études.

Les élèves intéressés à postuler pour les bourses peuvent le faire en ligne jusqu’au 1er décembre au www.horatioalger.ca.

Que tous ceux d’entre nous qui aiment le Québec puissent travailler ensemble pour promouvoir une culture qui inspirera plus d’élèves à persévérer et à obtenir leur diplôme d’études secondaires.

Commentaires