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VAL-D'OR

Une scie sans surveillance

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Guillaume Hurtubise a été pris de court mercredi avant-midi. En revenant de l’université, il a vu, sur la 16e rue, cet engin qui semblait sortir «des années 40», comme il l’a lui-même qualifié. Un scie qui tournait sur elle-même en pleine rue. Après la surprise du moment, il a toutefois eu une pensée pour ses quatre enfants et tous ceux du quartier dont la sécurité aurait pu être menacée.

M. Hurtubise a aperçu cette scie laissée à l'abandon et il n'a guère apprécié. Revenu vers 11h15, il a donc démarré le vidéo à 11h18 et quand les policiers sont arrivés sur les lieux, vers 11h35, l’employé d’Électro Dynamick venait tout juste d’arrêter la scie. 

«Je ne trouve pas cela sécuritaire, car les enfants terminent l’école à 11h20 et ils marchent dans le quartier à cette heure, a fait savoir M. Hurtubise, lorsque nous l’avons rencontré à son domicile. Surtout qu’un parc est à proximité, comme vous pourrez le voir sur la vidéo, entre la 8e et la 15e seconde.»

«S’il y avait eu quelqu’un aux alentours pour surveiller, je ne dis pas, mais là, la machine est demeurée ouverte, sans aucune protection, durant au moins 17-18 minutes», a-t-il dit.

«Ce que j’ai vraiment trouvé déplorable est qu’il manquait une main à l’employé. Je crois que, normalement, une personne ayant perdu l’usage d’un de ses membres devrait être conscientisé à la sécurité d’une machine dangereuse et en fonction», a fait savoir M. Hurtubise.

«Lorsqu’il m'a parlé, il s’est montré arrogant», a-t-il déploré, alors que sa seule demande était que la scie soit stoppée.

L'employé était sur place

Du côté de l'entreprise, on réplique que l'employé était sur les lieux, dans le camion qui trainait la scie sur une remorque.

Le représentant d'Électro Dynamick a aussi menacé le journaliste si celui-ci publiait l'article.

Aucune infraction

Après vérification et visionnement du vidéo avec un agent de la Sûreté du Québec, un agent a confirmé que l’employé ne contrevenait à aucune loi du code criminel ni du code de la route. Par contre, il a souligné qu’il vaudrait possiblement vérifier avec la CSST.

Une enquête est d’ailleurs en cours dans les bureaux de la CSST.

 

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