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UFC

Yves Lavigne remporte la palme chez les arbitres

Yves Lavigne
Photo d’archives Yves Lavigne

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Si Georges St-Pierre est le Québécois le plus connu en arts martiaux mixtes, Yves Lavigne remporte la palme chez les arbitres. Devenu une référence dans le domaine des AMM au fil des ans, j’ai eu envie d’en apprendre un peu plus sur ce comptable de profession qui aime plus que tout enligner des chiffres! Entrevue entre deux clés de bras avec un homme passionné pour son sport qui a tout fait pour le rendre noble.

Si Georges St-Pierre est le Québécois le plus connu en arts martiaux mixtes, Yves Lavigne remporte la palme chez les arbitres. Devenu une référence dans le domaine des AMM au fil des ans, j’ai eu envie d’en apprendre un peu plus sur ce comptable de profession qui aime plus que tout enligner des chiffres! Entrevue entre deux clés de bras avec un homme passionné pour son sport qui a tout fait pour le rendre noble.


Si j’avais à choisir entre comptable et arbitre UFC je demeurais comptable, c’est la profession que j’ai choisie il y a plusieurs années.

Quand je n’arbitre pas, j’essaie d’avoir le même regard qu’un fan mais je n’y parviens pas car j’analyse continuellement l’action des 2 combattants en plus de garder un œil sur la performance de l’arbitre.

J’ai touché un peu à tout comme le judo, la lutte, la boxe mais je pratique principalement le karaté shito-ryu shinwa-kaì.

J’ai déjà reçu un coup de pied (drop-kick) qui a nécessité une reconstruction de l’épaule, c’est le coup le plus douloureux de ma carrière!

Je suis devenu un arbitre de kick boxing, et en raison de mon implication dans le dossier et la connaissance de ce sport, le commissaire m’a choisi comme arbitre pour le premier gala légal en Amérique du Nord.

Je me suis impliqué avec le gouvernement pour légaliser les MMA, c’est le respect des règles par les 2 combattants.

Ce que je surveille le plus lorsque je suis dans l’octogone, mais il deviendra bien ce qu’il voudra. Nous l’encouragerons à donner le meilleur de lui-même, selon ses capacités.

Ma pire hantise c’est de prendre une mauvaise décision en arbitrant. Je ne veux pas nuire à la carrière d’un athlète.

La critique me dérange oui et non cela dépend de la sorte de critique. Les injures, je n’y porte pas attention, par contre, si elle est soutenue par un argumentaire, je vais y réfléchir pour voir si je peux m’améliorer.

J’essaie d’éviter tout contact personnel avec les combattants, afin de garder ma neutralité et éviter les potentiels conflits d’intérêts.

Je passe minimum de 2 à 3 heures par jour à m’informer sur les Arts martiaux mixtes.

Je suis trop vieux pour essayer un combat dans l’octogone, mais je l’aurais certainement fait plus jeune si les MMA avaient existé.

Lors du UFC à Montréal («GSP» contre Matt Serra) la foule était tellement bruyante que je ne pouvais pas entendre Bruce Buffer me parler à 2 pouces du nez dans l’octogone.

J’ai su que j’avais amené le sport à un autre niveau au UFC de Toronto. Il y avait plus de 55 000 personnes. J’avais le sentiment que ce sport était accepté. Et reconnu à sa juste valeur après tant d’années de travail.

Si j’avais un neveu qui voulait faire du UFC, je l’encouragerais dans sa démarche sans toutefois lui recommander d’aller faire des combats car ce n’est pas pour tout le monde.

Ce sport a grandement évolué depuis ces débuts. On est passé des batailles de rue sans règlement à un sport encadré et supervisé avec des athlètes exceptionnels. Ce qui a donné les lettres de noblesse à cette discipline qui en avait bien besoin.

L’équilibre a toujours été une priorité pour moi. Le sport a été une partie de ma vie, il n’est pas toute ma vie.

 

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