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Chaude-pisse, sueurs froides...

chaude
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L’institut de santé publique du Québec révélait mardi dernier que la gonorrhée, infection transmise sexuellement, gagne du terrain et principalement à Montréal où plus de 70 % des cas ont été confirmés l’an dernier.

L’institut de santé publique du Québec révélait mardi dernier que la gonorrhée, infection transmise sexuellement, gagne du terrain et principalement à Montréal où plus de 70 % des cas ont été confirmés l’an dernier.

Mauvaise nouvelle, car si l’infection gagne du terrain, il en va tout autrement pour les médicaments utilisés pour la contrôler. La bactérie en cause est effectivement très habile à développer des mécanismes de résistance aux médicaments. On ne traite plus la gonorrhée, communément appelée «chaude-pisse», comme on pouvait le faire avec la pénicilline, dans les années 80. On la soigne désormais à l’aide d’antibiotiques de la famille des céphalosporines, dernière classe de médicaments encore disponible pour la traiter et très inquiétant, une nouvelle souche de la bactérie découverte au cours des dernières années résiste même à ces antibiotiques.

LA GONORRHÉE

L’infection, aussi appelée «blennorragie», atteint plus souvent les hommes que les femmes et se transmet sexuellement lors de relations orales, anales ou vaginales non protégées avec un partenaire infecté, par le contact des muqueuses et l’échange de liquides biologiques. C’est l’infection transmise sexuellement (ITS) la plus fréquente après la chlamydia.

Les hommes âgés de 20 à 24 ans et les femmes de 15 à 19ans sont les plus touchés par l’infection. Chez les hommes, l’infection non traitée peut être la cause de l’apparition de cicatrices dans l’urètre rendant la miction difficile, et peut aussi provoquer l’inflammation de la prostate ou des testicules, cause potentielle d’infertilité.

Pour la femme, la gonorrhée peut infecter ses organes reproducteurs, être la cause d’une infertilité, accroître le risque de grossesse hors de l’utérus, et être à l’origine de douleurs pelviennes chroniques. Une femme enceinte atteinte de gonorrhée peut transmettre l’infection à son enfant au moment de l’accouchement, pendant la traversée du canal génital. Les conséquences potentielles donnent des sueurs froides. L’enfant peut devenir aveugle ou souffrir d’infection articulaire ou sanguine potentiellement mortelle.

Chez la femme et chez l’homme, la gonorrhée peut se propager dans le sang, atteindre les articulations et provoquer un type d’arthrite appelé syndrome Reiter. L’infection augmente également les risques de transmission du VIH.

SYMPTÔMES

Lorsqu’ils apparaissent, c’est généralement de deux à cinq jours après la relation sexuelle. Toutefois, ils peuvent également surgir jusqu’à 30 jours après celle-ci. L’infection peut se manifester au rectum, au pénis, au col de l’utérus ou à la gorge.

Chez l’homme, les symptômes peuvent se manifester par une sensation de brûlure au moment d’uriner; un picotement ou un écoulement d’un blanc jaunâtre du pénis; ou, d’une douleur ou de l’enflure aux testicules. Chez la femme, les symptômes sont souvent confondus avec ceux d’une infection urinaire ou vaginale. Sensation de brûlure au moment d’uriner ou écoulement vaginal, jaunâtre parfois sanguinolent, comptent parmi ceux-ci. L’infection rectale, et chez l’homme et chez la femme, est caractérisée par les symptômes suivant : un écoulement, des démangeaisons ana­les, des douleurs, des saignements et, à l’occasion, des douleurs au moment de la selle.

Pour certains hommes et plusieurs femmes, bien que l’infection soit bien présente, il peut n’y avoir aucun symptôme. Ils deviennent alors des alliés de la bactérie, à son service dans sa conquête d’autres porteurs...

 

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