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Journalisme

Grand honneur pour Michel Auger

L’ex-reporter du Journal de Montréal reçoit le prix Judith-Jasmin Hommage

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QUÉBEC | Lauréat du prix Judith-Jasmin Hommage, le journaliste Michel Auger, retraité du Journal de Montréal, estime qu’il s’agit du plus grand honneur qui lui est accordé en 50 ans de carrière.

QUÉBEC | Lauréat du prix Judith-Jasmin Hommage, le journaliste Michel Auger, retraité du Journal de Montréal, estime qu’il s’agit du plus grand honneur qui lui est accordé en 50 ans de carrière.

«J’ai eu plusieurs honneurs dans ma carrière, mais celui-là, c’est le plus important, parce que ça m’est donné par mes pairs», a-t-il lancé d’emblée hier soir, lors du gala annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Le prix Judith-Jasmin Hommage honore l'ensemble d'une carrière journalistique remarquable.

LETTRES DE NOBLESSE

«Pour un reporter de la base du quotidien, c’est une belle façon pour la fédération d’honorer le travail des journalistes ordinaires. C’est ça qui est important», a-t-il souligné.

L’homme, qui s’est particulièrement démarqué dans les affaires criminelles, estime que la couverture des faits divers et de dossiers d’enquêtes a retrouvé ses lettres de noblesse au Québec.

«On levait le nez sur les journalistes de faits divers en traitant ça de couverture de chiens écrasés, mais là, aujourd’hui, c’est devenu plus du journalisme d’enquête», s’est-il enchanté.

STIMULÉ PAR L’ADRÉNALINE

M. Auger a souligné que ce sont les obstacles à surmonter qui l’ont toujours motivé.

«Plus c’était difficile, plus c’était stimulant et plus c’était une satisfaction de voir le travail fini. Les dossiers difficiles, on en commence beaucoup, on arrive plus difficilement à les compléter et à aller chercher ce que l’on voulait au départ», a-t-il décrit.

Il a rappelé que les grandes histoires démarrent bien souvent avec des petites informations de base.

«Aux Olympiques, j’avais découvert que l’attaché olympique de l’URSS, à l’époque, c’était un espion qui avait été expulsé d’Angleterre. Ça avait fait la manchette, et en même temps, j’avais appris que le même gars avait été un responsable de la série de hockey Canada-URSS. Il avait une photo où il avait présenté un chandail de l’URSS à Pierre Elliott Trudeau, qui était premier ministre à l’époque», se souvient-il.

La tentative de meurtre dont il a été victime en 2000 n’a pas ralenti ses motivations de journaliste.

«J’ai pris trois mois de congé et j’ai recommencé à travailler après. Mes patrons ne voulaient plus que j’en fasse, ma famille, ma fille…», a-t-il laissé tomber.

D’ailleurs, M. Auger insiste pour que ses pairs continuent également l’œuvre journalistique d’enquête.

«Continuons d’aller fouiller. On a encore beaucoup de choses à découvrir», a-t-il souligné.

 
« Ce qu’ils ont dit... »
«
Le journalisme d’enquête a atteint des niveaux que l’on n’a jamais vus au Québec»
Le journalisme d’enquête a atteint des niveaux que l’on n’a jamais vus au Québec»
«
Je suis très content que la Fédération ait choisi Michel, il entre dans le temple de la renommée des grands journalistes du Québec, il l’a bien mérité.»
-Jean-Pierre Charbonneau, ami de Michel Auger
«
C’est quelqu’un qui a amené le fait divers un peu ailleurs. C’était le parent pauvre de l’information, regardé de haut à une certaine époque.»
- Brian Myles, président de la FPJQ
«
On ne peut faire autrement que de saluer l’immense courage et la détermination qui a encouragé toute la communauté journalistique pour faire en sorte de mettre en valeur l’importance de la liberté de presse.»
- Pierre Karl Péladeau.vice-président du conseil, Québecor,président du conseil, Québecor Média et Groupe TVA
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