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Médicaments : Autre rupture de stock chez Sandoz

La production de 36 médicaments est actuellement insuffisante

Médicaments : Autre rupture de stock chez Sandoz
Photo le Journal de Montréal, Chantal Poirier La compagnie Sandoz a envoyé la semaine dernière une liste de 36 médicaments dont l’approvisionnement est insuffisant. Depuis quelques semaines, les stocks sont gérés de façon rigoureuse dans les hôpitaux pour pallier le problème.

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Le fabricant Sandoz a encore des problèmes de production, alors que 36 médicaments sont actuellement fabriqués en quantité insuffisante, et 16 d’entre eux sont carrément en rupture de stock.

Le fabricant Sandoz a encore des problèmes de production, alors que 36 médicaments sont actuellement fabriqués en quantité insuffisante, et 16 d’entre eux sont carrément en rupture de stock.

Dans un document envoyé le 19 novembre dernier aux pharmaciens du Québec, et dont le Journal a obtenu une copie, la compagnie Sandoz Canada émet une liste de 36médicaments soulignés en rouge, ce qui signifie que la production ne suffit pas à la demande.

D’autres à venir

Déjà, 16 d’entre eux sont en rupture de stock, et on prévoit que 16 autres le seront d’ici trois mois. Par ailleurs, 21 autres médicaments sont présentement fabriqués en quantité «limitée».

Selon l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ), la baisse de production est connue depuis septembre dernier.

La compagnie Sandoz avait fait les manchettes au printemps 2012, lorsque son usine de Boucherville avait été aux prises avec une pénurie de médicaments injectables.

La situation avait causé de sérieux maux de tête aux hôpitaux, Sandoz étant un des deux principaux fournisseurs de ces médicaments génériques, avec Hospira. D’ailleurs, six médicaments sont d’ailleurs actuellement en rupture de stock à l’usine montréalaise d’Hospira.

« Une grande gymnastique »

Pour l’instant, les hôpitaux ne sont pas en pénurie, mais les manques demandent beaucoup de temps aux pharmaciens.

«On est capable de faire face aux ruptures avec des alternatives, mais ça demande une grande gymnastique et beaucoup d’énergie», explique François Paradis, président de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec.

Chez Sandoz, la liste des médicaments touchés est très variée. Parmi eux, mentionnons l’hydromorphone, mieux connue sous le nom commercial Dilaudid, un médicament injectable qui aide à traiter la douleur.

Michel Moreau, qui prend ce médicament toutes les quatre heures en raison de sérieux maux de tête, s’inquiète de la rupture de stock. Le pharmacien de ce résident de Laval a dû faire plusieurs appels pour renouveler son ordonnance, la semaine dernière.

«J’ai fini par trouver une place où il y en avait encore. Mais l’an passé, pendant la pénurie, je passais des heures à attendre à l’hôpital pour une dose», se rappelle-t-il.

Des commandes réduites

Devant ce problème d’approvisionnement, Sandoz a mis en place un système de rationnement.

Pour trois des types de doses d’hydromorphone produits, les pharmaciens ne peuvent effectuer que 75% de leurs achats de l’an dernier. Toutefois, d’autres formats, en doses différentes, sont disponibles à 110% pour pallier le manque.

Dans le document, le retour estimé à la production normale varie selon le médicament entre quelques semaines et un an.

Hier, les compagnies Sandoz et Hospira n’avaient pas rappelé le Journal.

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