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Montréal

Un médecin de l’hôpital Sainte-Justine victime d’une agression armée

Ambulance
Photo Archives / Agence QMI

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Un médecin de la clinique sociojuridique de l’hôpital Sainte-Justine a été poignardé une semaine après la diffusion d’un reportage qui a remis en question son jugement.

 

Le médecin Alain Sirard avait fait l’objet d’un reportage de l’émission Enquête dans lequel plusieurs parents se sont plaints d’avoir été accusés à tort de maltraitance envers leur enfant.

Peu après, le médecin a été poignardé dans le dos, alors qu’il marchait seul dans une rue d’un quartier cossu de l’Île-des-Sœurs à Montréal.

«Nous déplorons ce geste d’agressivité, mais nous restons très prudents à faire un lien direct entre le reportage et l’agression», prévient Mélanie Dallaire de l’hôpital Sainte-Justine.

Dans le dos

L’agression s’est produite près d’un parc et d’un immeuble en construction de la rue de la Vigne, mercredi, vers 20 h.

La victime a été conduite à l’hôpital pour de légères blessures au haut du dos. On n’a pas craint pour sa vie.

Le suspect a pris la fuite et n’a pas été retrouvé par les policiers. Une enquête est en cours et les policiers donnent peu d’information sur l’événement.

Si la thèse du vol a déjà été écartée, les policiers n’ont pas confirmé si l’agression pouvait être liée à la diffusion du reportage ou au travail de la victime.

Vengeance ?

«Il s’agit d’un geste inacceptable et nous dénonçons toute forme de violence physique ou psychologique envers les membres de notre établissement, ajoute Mme Dallaire. Les professionnels qui exercent de près ou de loin en protection de l’enfance sont malheureusement plus susceptibles d’être victimes de gestes de violence, mais rien ne justifie de tels actes.»

Dans leur travail, les experts de la clinique sociojuridique de Sainte-Justine doivent identifier les signes de maltraitance physique, mentale ou sexuelle chez les enfants de moins de 12 ans. Ces évaluations sont utilisées pour déterminer si les enfants seront retirés de la garde de leurs parents par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

À la clinique sociojuridique, le niveau de sécurité n’a pas été renforcé, mais les agents de sécurité ont été informés de la situation.

 

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