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Sylvie Bernier

Sylvie Bernier
Photo Québec en Forme

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Dès que j’entends le mot olympique, que ce soit en hiver ou en été, j’ai une image en tête. Une belle brunette élancée sur le bout du tremplin trois mètres. Sylvie Bernier incarne la détermination et le succès olympique, mais aussi post-olympique.

Dès que j’entends le mot olympique, que ce soit en hiver ou en été, j’ai une image en tête. Une belle brunette élancée sur le bout du tremplin trois mètres. Sylvie Bernier incarne la détermination et le succès olympique, mais aussi post-olympique.

La dernière fois que j’ai plongé dans ma cour c’était au mois d’août… et sur un tremplin 3 mètres c’était il y a 15 ans.
Lorsque je vois un tremplin de trois mètres  je pense à Liberté, passion, effort et orteils usés par le tremplin.  
Avec les années qui passent, on oublie un peu notre exploit. Et c’est parfait comme ça ! Il faut de nouveaux projets, des rêves, plutôt que de vivre uniquement dans le passé.
J’adore me replonger dans le milieu olympique. Je me sens énergisée de côtoyer tant de jeunes au sommet de leur forme et plein d’ambition.   
Il y a 2 piscines à mon nom, une à Sainte-Foy, où j’ai grandi, et une à Rosemère, où je vis depuis 22 ans. C’est un bel hommage. Avec le temps, les jeunes connaissent plus mes piscines que moi comme personne.
Mon costume de bain de la finale olympique, noir avec des étoiles, est encadré avec un duplicata de la médaille et le certificat remis lors des Jeux.
Ma vraie médaille d’or est à la banque.
Je n’ai jamais regretté d’avoir pris ma retraite quelques semaines après les jeux. Je savais que j’étais allée au bout de mon potentiel et que je n’avais rien de plus à me prouver. Un autre 4 ans d’entraînement me semblait interminable…
Je suis ambassadrice des saines habitudes de vie et c’est très important pour moi de les promouvoir. C’est le meilleur outil de prévention à la majeure partie des problèmes de santé.
J’essaie de faire de l’activité physique tous les jours, particulièrement dans les moments de stress, et je me nourris bien.
Je fais tout pour garder un équilibre entre ma vie familiale, mon travail et ma vie personnelle.
J’adore faire du ski de fond au mont Sainte-Anne.
Entre la performance et le plaisir je choisis maintenant sans hésitation le plaisir! Le mot entraînement est disparu de mon vocabulaire… c’est maintenant le plaisir de bouger! Un mode de vie!
L’année qui a précédé les Jeux, le plaisir n’y était plus à cause des exigences de l’entraînement, il n’y a plus de place pour faire autre chose.  
Je suis une mère poule, mais très consciente qu’il faut préparer nos enfants à voler de leurs propres ailes.
Gagner une médaille procure une satisfaction immense et aider les athlètes nous apporte une grande valorisation et un sentiment de redonner ce que j’ai reçu.  
Si le paradis existe, je n’en ai jamais été aussi près que lorsque j’ai présenté deux colombes au pape Jean-Paul 2.
Tous mes projets de vie professionnelle ont été  mis en veilleuse au lendemain de cette victoire olympique, et ce n’est que plusieurs années plus tard que j’ai pu reprendre ces projets.
Lorsque je ferme les yeux et je repense à la cérémonie des médailles de Los Angeles,  je revois une jeune fille heureuse que ce soit terminé, mais aussi avec un sentiment de fierté de pouvoir partager ce moment unique avec mes parents, mon entraîneur et tous mes proches.

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