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Non merci, je ne bois pas !

stop alcoholism concept
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Le temps des Fêtes débute et avec lui tant d’occasions de se réunir et de célébrer. Certains diront que célébrer égale consommer de l’alcool. Or, de plus en plus de gens ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre d’alcool. Par exemple, les personnes qui prennent des médicaments pour traiter certains problèmes de santé physique ou mentale ou encore d’autres qui ont fait la difficile démarche de se sevrer d’une consommation abusive d’alcool. Pendant le temps des Fêtes, on se doit de respecter ces «Non merci, je ne bois pas.»

Le temps des Fêtes débute et avec lui tant d’occasions de se réunir et de célébrer. Certains diront que célébrer égale consommer de l’alcool. Or, de plus en plus de gens ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre d’alcool. Par exemple, les personnes qui prennent des médicaments pour traiter certains problèmes de santé physique ou mentale ou encore d’autres qui ont fait la difficile démarche de se sevrer d’une consommation abusive d’alcool. Pendant le temps des Fêtes, on se doit de respecter ces «Non merci, je ne bois pas.»

Certaines personnes qui avaient un problème d’alcoolisme ont relevé le défi d’arrêter. La pério­de des Fêtes en est une à risque de rechute.

Quitter une dépendance à l’alcool

Certains médicaments sont disponibles pour accompagner les personnes qui décident d’arrêter de boire. Le disulfiram, mieux connu sous le nom «Antabuse», n’est à peu près plus utilisé. Il déclenchait, entre autres, des maux de tête, des palpitations, des rougeurs à la figure et des étourdissements lorsque les patients en sevrage alcoolique reprenaient de l’alcool.

On lui préfère maintenant deux autres médicaments: l’acamprosate (Campral) et le naltrexone (Revia).

L’acamprosate est destiné à aider les personnes qui ont cessé de boire à maintenir leur abstinence. On peut commencer à le prendre aussitôt après l’arrêt de la con­sommation d’alcool par une personne alcoolique. Il a une structure chimique qui ressemble à une espèce de messager au niveau du cerveau qu’on appelle neurotransmetteur GABA.

Le naltrexone, quant à lui, diminue les risques de rechute d’environ 33 % et aide à prévenir la consommation abusive d’alcool.

On utilise aussi parfois une association de ces deux médicaments.

Faire d’une pierre deux coups

On a observé que les personnes qui abusaient de l’alcool étaient aussi très souvent de grands fumeurs. Dans les faits, les maladies associées au fait de fumer sont les principales causes de maladie et de mortalité des personnes alcooliques. Les rechutes d’anciens alcooli­ques sont plus fréquentes chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. On observe aussi que les grands consommateurs d’alcool cessent moins de fumer. Il semble donc y avoir un lien entre les dépendances alcool-tabac.

Des données préliminaires permettent de penser que la varénicline (Champix) utilisée pour aider les personnes à cesser de fumer pourrait aussi contribuer à diminuer la consommation abusive d’alcool. La varénicline est toutefois associée à certains effets secondaires au niveau cardiaque et psychologique, et ne convient pas à tout le monde, mais elle pourrait devenir une option intéressante.

Ne pas insister

Pour plusieurs bonnes raisons, de nombreuses personnes peuvent ne pas vouloir prendre d’alcool. Plusieurs de mes patients âgés me disent souvent être mal à l’aise de refuser les verres d’alcool qu’on leur offre toujours de bonne foi, mais parfois avec un peu d’insistance. Les «Allez, ma tante, c’est Noël, profites-en!» ou «Voyons donc, grand-papa, juste un p’tit verre!» peuvent avoir des conséquences sur la santé et la sécurité de nos proches.

D’autre part, faire en sorte qu’un invité qui a déjà été un consommateur abusif d’alcool soit obligé d’expliquer son refus d’accepter un verre ne devrait pas faire partie des célébrations.

Des boissons non alcoolisées servies dans des verres d’ambiance permettront à certains de nos convives d’avoir des lendemains de fêtes plus agréables. Quant à l’alcool: offrir oui, insister non.


Alcool et médicaments

Plusieurs maladies peuvent être réactivées ou aggravées par l’alcool. Voici quelques problèmes de santé qui rendent les gens plus vulnérables aux effet­s de l’alcool:

  • la goutte
  • les migraines
  • l’ulcère d’estomac
  • le reflux gastro-œsophagien
  • le diabète
  • la maladie de Crohn
  • la colite ulcéreuse
  • des problèmes hépatiques
  • la pancréatite
  • l’hypertension
  • l’angine
  • l’insuffisance cardiaque
  • l’épilepsie
  • la maladie bipolaire
  • d’autres problèmes psychiatriques
  • etc.
Plusieurs médicaments pris avec de l’alcool comportent aussi des risques:
  • l’anticoagulant warfarine (Coumadin)
  • l’anti-infectieux métronidazole
  • les médicaments contre l’anxiété
  • les pilules pour dormir
  • certains antihistaminiques
  • les analgésiques opioïdes (codéine et autres)
  • etc.

 

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