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Le repreneuriat : prochain grand défi entrepreneurial du Québec?

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En avril dernier, la Fondation de l’entrepreneurship sonnait l'alarme dans son document « Indice entrepreneurial québécois 2013 » : 30 % des propriétaires d’entreprises au Québec envisagent de prendre leur retraite d’ici 10 ans. Et comme une véritable douche froide sur la situation, la firme Raymond Chabot Grant Thornton révélait la semaine dernière des données inquiétantes sur la pénurie de relève entrepreneuriale. En effet, un sondage fait auprès de 301 dirigeants de PMEs du Québec nous dit que :

  • - 94 % des répondants pensent que la relève en entreprise, le repreneuriat, est aujourd’hui un sujet important
  • - Mais pour 92 % d’entre eux, l'absence de relève aura un impact négatif sur l’économie québécoise
  • - 78 % pensent que trouver un nouveau propriétaire représente une difficulté importante
  • - 70 % des entrepreneurs estiment que les PME québécoises sont, en général, mal préparées à la relève
  • - 82 % ne sont peu ou pas au courant des actions entreprises par le gouvernement du Québec au cours des deux dernières années en matière de transfert d’entreprise et donc 55 % des répondants estiment que la relève n’est peu ou pas un sujet prioritaire pour le gouvernement.
Vous trouverez les résultats du  sondage complet ici.

D’ici 10 ans, il y aura un déficit de 38 000 releveurs. Cela entraînera de lourdes conséquences telles que pertes d'emplois, diminution de la richesse collective, diminution de l'innovation (une personne proche de la retraite aura tendance à limiter la prise de risques) et perte de dynamisme économique en région.

Le sondage offre aussi quelques pistes d'action :

  • - Fournir de l'information et des conseils sur les façons de faire des transitions d'entreprises
  • - Former la relève, encourager la relève, " coaching ", accompagnement
  • - Mettre en place des programmes d'aide afin de faciliter le transfert
  • - Initier les jeunes à l'entrepreunariat via des cours à l'école
  • - Offrir de l'aide pour trouver de la relève
Je pense justement que la formation, la promotion et l'éducation sont au cœur de la résolution de ce nœud gordien. Jonathan Parent, directeur général de Québec Numérique,  soulignait aussi dans un billet de blogue il y a quelques jours, ce manque criant de notions entrepreneuriales à l'école. Comme je l'ai déjà mentionné dans ce blogue, malgré mon passage dans deux grandes institutions universitaires québécoises dans les années '90, j'ai dû découvrir par moi-même ma fibre entrepreneuriale. Toutefois, démontrant sa bonne compréhension du marché, HEC Montréal fait maintenant la belle part au repreneuriat dans son parcours entrepreneurial Rémi-Marcoux. J'ai d'ailleurs bien aimé la vision du repreneuriat offerte par Marie-Ange Masson, responsable du parcours, lors d'un événement récent. Elle expliquait que le repreneuriat, ce n'est pas uniquement une reprise des opérations, mais bien une remise à niveau d'une entreprise pour lui permettre de recommencer à croître. Donc, un défi « sexy » qui devrait plaire à beaucoup plus d'entrepreneurs qui veulent changer le monde plutôt que d'être de simples opérateurs.

1 commentaire(s)

D.Vincent dit :
3 décembre 2013 à 12 h 10 min

Génération oblige ! Nos entreprises d'aujourd'hui ont été bâties dans les années 1950 et plus par des gens qui devaient se battre pour survivre, l'Assurance chômage et le BS n'existaient pas et les salaires étaient minables.. donc: pour réussir et être prospère, un seul choix, bâtir ! Ils ont tellement bien bâtit que leurs enfants l'ont eu super facile .... De l'argent dans les poches sans travailler, Nintendo au lieu de couper le gazon, petits emplois temporaires et assurance emploi ensuite, rien? Pas grave il y a le BS... Génération des enfants rois et gâtés.

Ils n'ont pas appris à prendre des chances de ce genre (entrepreneuriat). Ils n'ont pas appris à se battre pour gagner leurs dollars et leur vie ... Études raffinées, médecins, architectes, professeurs, santé, ingénieurs etc.. De très bons salaires sans prendre de risque !

Résultat: manque d'entrepreneurs à venir ... Ce ne sont pas eux qui rachèteront les grandes et petites entreprises! Il y a le même problème aussi en agriculture... pas de relève !