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Gildor Roy

Revenu Québec aux trousses de Gildor Roy

La compagnie du chanteur devrait près de 200 000 $ en impôt impayé

ART-ESIMESAC
Photo d’Archives «Il y a eu des erreurs administratives dans ma compagnie parce que ce n’était pas moi qui m’en occupais, prétend Gildor Roy. Là, je reprends mes affaires en main.»

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Gildor Roy est présentement dans le radar de Revenu Québec. Sa compagnie devrait à l’État près de 200 000 $ en impôt. «Je ne suis pas un ­voleur», assure le chanteur.

Gildor Roy est présentement dans le radar de Revenu Québec. Sa compagnie devrait à l’État près de 200 000 $ en impôt. «Je ne suis pas un ­voleur», assure le chanteur.

Gildor Roy aurait sûrement voulu célébrer le 20e anniversaire de sa compagnie d’une meilleure façon. Dans trois documents que le Journal a obtenus, il est indiqué que Les productions Taïno Inc., entreprise fondée par Gildor Roy le 23 décembre 1993, devrait à l’État un total de 193 416,95 $.

La compagnie devrait 95 876,25 $ à Revenu Québec et 9 070,79 $ à ­Revenu Canada. Du côté du chanteur lui-même, il devrait personnellement 88 469,91 $ à Revenu Québec.

Une garantie

Pour garantir le paiement, Revenu Québec et Revenu Canada ont émis des avis d’inscription d’une hypothèque ­légale sur l’immeuble représentant la compagnie, à Rigaud.

«L’hypothèque légale permet au créancier qui la détient d’exercer un recours visant à faire vendre l’immeuble ou à le prendre en paiement de sa créance, explique Geneviève Laurier, porte-parole de Revenu Québec. Il ne s’agit pas d’une ­mesure exceptionnelle pour Revenu Québec, mais plutôt d’une mesure de recouvrement conservatoire qui vise à garantir le paiement des créances fiscales.»

Erreurs administratives ?

Rejoint par le Journal, Gildor Roy s’est montré surpris du montant élevé réclamé par Revenu Québec.

«Je suis en train de fermer ma compagnie. Il y a eu des erreurs ­administratives parce que ce n’était pas moi qui m’en occupais. Là, je ­reprends mes affaires en main. Je fais le ménage là-dedans. Je suis en contact avec Revenu Québec. On est en train de régler ça. Mais ce sont des chiffres qui me font sursauter.»

Pour l’aider à se sortir de cette ­situation, il a fait appel à un ami comptable, Sylvain Bernard, qu’il connaît depuis 35 ans.

«Gildor a communiqué avec moi il y a deux semaines, dit M. Bernard. Je suis en communication avec ­Revenu Québec pour connaître tout l’historique. Je ne suis pas encore au courant de ce qui s’est passé.»

«Je ne suis pas un voleur, ni en état de fraude, poursuit Gildor Roy. Je suis juste en train de nettoyer les ­dégâts que quelqu’un d’autre a faits dans ma compagnie. Ça m’a coûté un peu cher, mais ce sont des ­affaires qui arrivent.»

 

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