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Des équipiers et des amis

bloc sotchi Alex Harvey

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Les longues semaines passées en Europe me font réaliser l’importance de faire partie d’une équipe tissée serrée.

Les longues semaines passées en Europe me font réaliser l’importance de faire partie d’une équipe tissée serrée.

Je l’ai encore constaté durant la première semaine que j’ai passée en Suisse, à la mi-novembre. J’étais le seul à m’y entraîner avant que l’ensemble de l’équipe ne vienne nous rejoindre, mon entraîneur, Louis Bouchard, et moi. C’était la première fois que je passais plus que deux ou trois jours à m’entraîner en solitaire.

Comme pour n’importe quoi dans la vie, tu t’ennuies de quelque chose quand tu en es privé. La proximité avec les autres gars de l’équipe, avec Yves Bilodeau et les farteurs, avec les entraîneurs et le personnel d’encadrement fait passer le temps plus rapidement.

Deux chambres différentes

On est chanceux de former une aussi belle équipe. Tu ne peux pas provoquer une chimie dans un groupe et ça a toujours cliqué entre nous. Quand le travail est fini, on est capables de déconner ensemble et de passer du bon temps. Ça aide à conserver une bonne santé mentale!

Avec Devon Kershaw, Ivan Babikov et Len Valjas, nous sommes les mêmes quatre gars à voyager ensemble depuis quelques années. Chacun a sa personnalité et on se respecte. Chacun son tour, il arrive qu’on devienne le souffre-douleur du groupe. On est capables de se taquiner sans que ça devienne personnel.

Mon cochambreur a toujours été Devon, tandis que Lenny et Ivan logent ensemble. J’avoue qu’il y a un peu moins d’organisation dans leur chambre que dans la nôtre. Ils ont l’habitude de se coucher beaucoup plus tard que moi et Devon. La blague à la mode dans l’équipe, c’est de dire qu’ils n’ont pas besoin de beaucoup de sommeil, alors que moi et Devon devons dormir le double d’heures qu’eux.

Si on se couche à 22 h, ils étirent souvent jusqu’à minuit et même 1 h. Ils sont amateurs de jeux Xbox, ce qui n’est pas notre cas.

Un fou rire à Hawaii

Vivre ensemble durant une année entraîne évidemment des anecdotes. Je me souviens d’un camp d’entraînement à Hawaii, au volcan Hale’a’kala sur l’île de Maui.

Il n’y a pas d’hôtel dans la région, seulement des terrains de camping, et nous avions loué de vieux modèles Westfalia 1990. Nous avions étendu deux cordes à linge entre nos deux véhicules, les portes étaient grandes ouvertes et les vêtements pendaient. Ça faisait broche à foin, notre affaire. À un moment donné, il y a eu un long silence et on s’est tous regardés, puis on a éclaté de rire en même temps. Nous étions quatre gars dans l’élite mondiale du ski de fond, à l’autre bout du monde, à faire du camping comme à l’époque hippie.....

C’est le genre d’aventure qu’on aime bien se rappeler les après-midis, quand on va prendre un café. Loin de la maison sans de vrais amis, les hivers seraient longs...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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