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Immobilier: Un promoteur à Brossard impliqué dans deux projets qui n'ont jamais abouti laisse 60 investisseurs floués

Des accusations sont possibles contre un promoteur de deux projets endettés de 27 M$

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Il ne reste plus rien des millions de dollars versés en dépôt par une soixantaine de petits épargnants à un mystérieux promoteur immobilier de la Rive-Sud impliqué dans deux projets qui n’ont jamais abouti.

Il ne reste plus rien des millions de dollars versés en dépôt par une soixantaine de petits épargnants à un mystérieux promoteur immobilier de la Rive-Sud impliqué dans deux projets qui n’ont jamais abouti.

Des retraités, des comptables, des médecins, et même un policier avaient acheté des unités dans ce qui devait être une tour de prestige de 14 étages donnant sur le fleuve Saint-Laurent, à Brossard.

Non loin de là, un projet de maisons en rangée situé rue Talbot avait pour sa part alléché des jeunes familles.

Des documents légaux obtenus par notre Bureau d’enquête démontrent que les petits investisseurs qui avaient confié leur argent à Tyronne Candappa, propriétaire des compagnies de construction Tyarm et Tysel, sont presque certains de perdre la totalité de leur mise.

Baris Mehmet Baydar et Jaime Joern, un jeune couple du West Island, sont du nombre. Ils pensaient faire une bonne affaire en achetant à Brossard une maison pour élever leur premier enfant. Leur rêve s’est transformé en cauchemar.

La maison qu’ils voulaient acheter n’a jamais été complétée. Le promoteur Candappa est parti avec leur dépôt de 225 000 $.

«Il nous faisait toutes sortes de promesses. Nous lui avons donné toutes nos économies», dit Jaime Joern.

Trop endettées

Les entreprises de Candappa sont tout simplement trop endettées et trop de fournisseurs sont à leurs trousses.

Le registre des réclamations (daté de juillet 2013) en lien avec la faillite des deux compagnies atteint une impressionnante somme de 27,1 millions $.

Il regroupe plus de 120 créanciers, dont des sous-traitants, des prêteurs, le fisc et la quasi-totalité des petits épargnants ayant fait affaire avec lui.

En tout, c’est 3,3 millions $ que lui ont confiés des épargnants.

Sur un registre des actifs de Candappa (daté d’avril 2012), les sommes encore en sa possession sont dérisoires: 3001 $. C’est la valeur d’un vieux Ford Expedition 2003 et d’une moto Honda RVT 2000.

Argent disparu

Une des victimes du promoteur, le docteur Mohuniall Soowamber, dit avoir perdu la quasi-totalité de ses économies pour la retraite, soit 888 000 $.

«C’est terrible, ce qui s’est passé. Personne ne sait où est passé notre argent», dit-il.

Au lieu de la tour de prestige promise, on trouve aujourd’hui un trou béant sur le chantier vide. Les fondations déjà coulées sont à refaire à cause des dommages causés par les intempéries.

«Il n’y a plus personne qui va vouloir construire là. C’est un terrain contaminé par les hypothèques légales», affirme Lyne Guilbault, l’avocate de deux créanciers, les frères Michel et John Knot.

Le sergent Richard Langevin, de la police de Longueuil, qui a enquêté sur le dossier, a dit que des accusations pour fraude sont possibles dans cette affaire.

«C’est entre les mains des procureurs», fait-il valoir.

 

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