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Sébastien Sasseville

Malgré son diabète, il traversera le Canada à la course

Sébastien Sasseville
Photo courtoisie / Agence QMI Sébastien Sasseville

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Dans les prochains mois, l’athlète de 33 ans Sébastien Sasseville s'apprête à relever le défi de sa vie, traverser à la course le Canada, 7500 kilomètres d'un océan à l'autre... en 9 mois. Mais l'obstacle le plus grand, il le vit au quotidien. Sébastien est atteint d'une maladie très grave, le diabète type 1.

«Ce qui est le plus important pour moi, c'est d'envoyer un message d'espoir», a expliqué le jeune homme originaire de Québec. Décidé à ne pas laisser la maladie gagner, Sébastien Sasseville multiplie les exploits sportifs.

Il est quatre fois Ironman. Ultramarathonien, il a traversé à la course le désert du Sahara, une distance de plus de 250 kilomètres. Au sommet de son palmarès, il a été le premier diabétique à gravir le mont Everest. Tout un exploit pour un être humain en parfaite santé. Imaginez alors lorsque vous êtes dépendant d'une machine pour vivre.

C'est une pompe à insuline, branchée en permanence sur le flan de Sébastien, qui lui permet de survivre. «Je prends ma glycémie avant mon entraînement, plusieurs fois pendant, après aussi, a-t-il dit. Au total je le fais peut-être 15 fois par jour. Pendant une compétition, c'est différent parce qu'il y a un désir de performance. On met le diabète sur l'autopilote. On teste au besoin.»

Il porte même sa machine sous l'eau, lors de la natation. Il doit donc nager plusieurs kilomètres avec cette pompe, et même courir et rouler, tout en atteignant des temps records.

«Pendant un Ironman, le lecteur de glycémie est par exemple sur le vélo, a-t-il dit. Donc on n'arrête pas pendant la course pour prendre sa glycémie.»

«Il est une inspiration pour tout le monde, a indiqué le physiothérapeute de Sébastien, Donald Balmforth, qui sait de quoi il parle, étant lui-même atteint de diabète de type 1. Moi-même, je suis inspiré par ses défis. Avec le diabète, il faut prendre soin de notre corps. Sinon on a des effets quand même tout de suite. Quelqu'un sans le diabète, s'il ne s'occupe pas tout à fait de sa santé, c'est correct. On passe au travers et c'est plus loin dans la vie, 10 ans, 15 ans plus tard qu'on voit les effets. Avec le diabète, les punitions sont plus sévères, plus vite.»

Sébastien Sasseville a appris à 22 ans qu'il était atteint de la maladie. L'annonce était inattendue, une «mauvaise carte pigée», a-t-il ajouté. De son propre aveu, ce fut un élément déclencheur pour prendre sa santé en main.

«Le sport aide, dans tous les aspects, a-t-il dit. Des fois avec le diabète ça vient compliquer au niveau du contrôle. Mais les bienfaits sont tellement importants.»

Sébastien avoue que sa traversée du Canada est un défi immense. Mais il veut inciter les trois millions de Canadiens qui vivent avec le diabète à prendre le contrôle de leur maladie.

«La vie continue. Il y a une adaptation au départ. Mais peut importe c'était quoi le rêve, avant le diagnostic, ce rêve-là est encore possible» , a-t-il conclu.

 

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