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Un cadeau qui vaut son coût

Bloc Bilodeau

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Ce sont mes derniers Jeux olympiques et je suis content que ma famille s'offre la dernière chance d'y assister.

Ce sont mes derniers Jeux olympiques et je suis content que ma famille s'offre la dernière chance d'y assister.

Mes parents, mon frère et ma sœur partiront de Montréal le 5 février et n'arriveront à Sotchi que le 7, à 1 h du matin. Notre épreuves des bosses est prévue le 10 février, mais ils ont pris la décision d'assister à la cérémonie d'ouverture, le jour de leur arrivée. Ils n'y étaient pas allés à Vancouver et ils l'ont regretté.

Cette fois-ci, ils ont acheté leur billet: 1150 $ chacun. C'est justement la fête de mon frère Frédéric, le 8 février, et c'est un cadeau qu'ils se font, tous ensemble.

Pour la journée de notre course, le billet coûte 125 $ par personne. Je me réjouis aussi à l'idée que ma sœur Béatrice sera dans les gradins. Elle a pris sa retraite du ski acrobatique cet été et elle a longtemps eu l'objectif de participer aux Jeux olympiques. Ça lui aurait fait quelque chose de ne pas assister à cet événement.

Aventure complexe

Ma conjointe et trois amis vivront également les Jeux avec moi. Tout mon monde a pu constater que c'est un voyage qui exige beaucoup de planification.

Mes parents, entre autres, ont eu la tâche complexe de trouver un hôtel avec un accès facile pour le fauteuil roulant de mon frère Frédéric. Ils ont finalement réussi à en trouver un sur la côte et près du village olympique.

Ils vont se rendre à la montagne juste une journée, soit celle de mes courses. On nous dit que ça prendra 45 minutes en train, mais souvent, dans ces situations-là, la théorie vaut mieux que la pratique. On verra bien...

Il leur a fallu aussi trouver la route la plus facile en avion, avec le moins d'escales possible. L'arrêt à Moscou doit durer au moins quatre heures, afin de se donner du temps pour franchir les douanes et prendre le vol vers Sotchi. Avec l'hôtel à réserver et les visas à régler, je suis rassuré de savoir que tout est correct. Je n'aimerais pas apprendre que ma famille est bloquée à Moscou en raison d'une compagnie aérienne «broche à foin».

Plus facile pour les athlètes

C'est différent des Jeux olympiques précédents. À Turin, j'avais été sélectionné à la date limite, et mes parents avaient tout de suite réservé leur voyage sans problème. Chose certaine, c'est beaucoup plus facile pour nous, les athlètes. On signe une couple de documents, et c'est réglé!

Je n'aurai pas l'occasion de voir ma famille avant ma course. On aura cependant la chance de se reprendre puisqu'on sera réunis durant quatre jours. Je vais pouvoir faire le party avec eux. Ils ont prévu arrêter à Saint-Pétersbourg à leur retour pour visiter. Franchement, ils l'auront bien mérité...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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