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Félix Auger-Aliassime, prodige ambitieux

Félix Auger-Aliassime, prodige ambitieux
Photo courtoisie Félix Auger-Aliassime

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Du haut de ses 13 ans, Félix Auger-Aliassime a déjà un ­objectif clair en tête: jouer un jour chez les professionnels.

Du haut de ses 13 ans, Félix Auger-Aliassime a déjà un ­objectif clair en tête: jouer un jour chez les professionnels.

Prodige du tennis québécois, le jeune joueur explique que son entraîneur, l’ancien numéro 1 canadien Frédéric Niemeyer, le pousse vers cet objectif précis.

Né à Montréal, Auger-Aliassime a ensuite grandi à Québec avant de retourner dans la métropole afin de se joindre au Centre national d’entraînement, où il se trouve sous l’aile de l’ex-pro devenu entraîneur.

C’est à quatre ans qu’il a commencé à s’amuser sur les courts, sous l’influence de son père, Sam. Ce dernier, qui l’a longtemps entraîné, a aussi pratiqué ce sport et c’est ce qui l’a aidé à quitter le Togo, son pays natal, explique le jeune Auger-Aliassime. Une histoire de famille, donc.

«J’ai disputé mon premier tournoi à six ans, se remémore le Québécois. D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours senti bien sur un terrain de tennis.»

S’il lui reste encore quelques années avant de faire le saut chez les pros, Auger-Aliassime s’inspire déjà d’un joueur de grand talent; le Français Jo-Wilfried Tsonga, qui, comme lui, a des origines africaines.

«C’est beaucoup parce que nos styles se ressemblent, mentionne le jeune homme. Mais aussi, j’admire tous les athlètes. Je me compare à eux, j’essaye de faire comme eux.»

Compétition prestigieuse

Auger-Aliassime est encore jeune, mais il peut presque être considéré comme un vétéran de l’Orange Bowl, la plus prestigieuse compétition du tennis junior.

Le joueur de Québec en sera la semaine prochaine à sa quatrième participation au tournoi, qui regroupe en Floride les meilleures raquettes de

18 ans et moins au monde. Cette année, une quarantaine de Québécois, filles et garçons, prendront part à l’événement, au cours duquel les joueurs sont divisés en quatre groupes d’âge.

Pour Auger-Aliassime, il s’agira d’une première présence chez les 14 ans et moins. «J’ai participé trois fois au tournoi chez les 12 ans et moins, explique le jeune homme. Deux fois pour prendre de l’expérience, la troisième pour performer.»

Sa dernière présence s’était conclue sur une note décevante. Blessé, il avait dû abandonner au troisième tour.

Cette fois, Auger-Aliassime dit se présenter en Floride dans l’optique de se comparer aux autres joueurs de son âge. «Tant mieux si je gagne, mais ce n’est pas mon objectif premier, souligne-t-il. J’aimerais au moins remporter trois matchs.»

C’est que l’Orange Bowl, tournoi historique du tennis junior, regroupe l’élite de chaque pays. C’est souvent la première occasion pour les jeunes joueurs de se mesurer aux meilleurs des autres nations.

«C’est très particulier, analyse Auger-Aliassime. Tu joues contre les meilleurs joueurs en Amérique, mais aussi de l’Europe, de l’Asie.»

La jeune raquette a déjà une certaine expertise en la matière. Outre ses participations précédentes à l’Orange Bowl, il a remporté l’an dernier l’Open Super 12 d’Aurey, en France, une compétition prestigieuse déjà gagnée par les Rafael Nadal, Andy Murray et Gaël Monfils.

Un ami et un rival

Parmi les athlètes québécois en lice en Floride se trouve aussi Nicaise Muamba, un autre prodige qui est également un grand ami d’Auger-Aliassime.

Muamba, qui rêve aussi d’évoluer un jour au sein du circuit de l’ATP, en sera lui à une première présence à l’Orange Bowl. À 13 ans, il se présente aussi à cette compétition pour acquérir une certaine expérience.

«J’ai vraiment hâte, c’est le plus gros tournoi au monde, souligne le joueur de Gatineau. J’espère surtout jouer de bons matchs, mais je veux gagner aussi.»

Muamba et Auger-Aliassime ne sont pas uniquement deux athlètes prometteurs de la relève québécoise; ils sont aussi deux bons amis en dehors des terrains.

«Nicaise et moi, on se connaît depuis sept ou huit ans, raconte Auger-Aliassime. On fait tout ensemble. Quand on s’affronte, on a une bonne rivalité, sans être baveux. Ce n’est jamais facile de jouer contre un bon ami!»

Espérons maintenant que les deux jeunes joueurs ne croisent pas le fer trop rapidement, question qu’ils puissent chacun faire leur bout de chemin à l’Orange Bowl.

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