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Santé

Le privé attire toujours les médecins

Un médecin accro radié
Photo Archives / Agence QMI

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Le nombre d’omnipraticiens exerçant en pratique privée a presque doublé depuis 2008, augmentant à un rythme moyen de plus de 14 % par année.

Selon une note économique publiée par l’Institut économique de Montréal (IDEM), le Québec est l’une des provinces où la médecine privée s’est développée le plus rapidement au cours des dernières années.

L’IDEM explique que cette augmentation serait due aux fautes du système de santé publique qui poussent les Québécois à prendre avantage des services de santé du réseau privé.

Bien que leur nombre s’accroisse rapidement, selon les données de la RAMQ, il n’y a toujours que très peu de médecins en pratique privée au Québec. En 2013, 196 omnipraticiens travaillaient hors du système public comparé à 101 en 2008, ce qui représente une augmentation moyenne de plus de 14 % par année.

Jasmin Guénette, vice-président de l’IEDM, croit même «qu’il faudrait encourager les gens à aller à la clinique privée», pour «désengorger le réseau public».

Exode difficile à percevoir

Malgré cette augmentation marquée, l’exode des médecins vers le privé est difficile à percevoir. Entre 2004 et 2012, le nombre de médecins œuvrant dans le secteur public est passé de 16 145 à 18 990, une augmentation moyenne de 2,05 % par année.

Selon les chiffres avancés par l’IEDM, les médecins œuvrant au privé ne formeraient que 1,38 % du total des médecins actifs au Québec. De plus, le Québec est la province canadienne ayant le plus de médecins per capita. Malgré cela, les temps d’attente ne cessent de s’allonger dans les hôpitaux.

Alors que la proportion d’omnipraticiens au privé augmente d’année en année, le nombre de spécialistes dans ce réseau reste stable. Il y avait 75 médecins spécialistes au privé en 2008 et 77 en 2013.

Crédits d’impôt

Pour inciter plus de Québécois à répondre à l’offre de service des cliniques privées, l’IEDM recommande de rendre les dépenses pour frais médicaux admissibles au crédit d’impôt «dès le premier dollar» dépensé. En ce moment, un contribuable peut demander un crédit d’impôt pour 20 % des frais médicaux qui dépassent 3 % de son revenu net.

«Au lieu de représenter une dépense fiscale nette, une telle approche réduirait en fait les dépenses publiques totales en santé, a expliqué Michel Kelly-Gagnon, président de l’IEDM, puisque seule une petite portion des dépenses du patient serait remboursée, alors qu’une consultation dans le réseau public de santé est, elle, financée à 100 % par les contribuables.»

 

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