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Réduction des gaz

Lutte aux changements climatiques: Québec n’en fait pas assez, selon l’IRIS

Une tornade frappe Ottawa
Photo courtoisie

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Les efforts du gouvernement québécois en matière de réduction des gaz à effet de serre sont insuffisants, ce qui pourrait avoir de graves conséquences, alerte l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

«Le Parti québécois a ciblé une diminution de 25% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, mais ce n’est pas assez pour espérer limiter le réchauffement climatique à deux degrés Celsius. Il faut viser une diminution de 40% pour y parvenir», soutient Renaud Gignac, chercheur associé à l’IRIS.

Si la majorité des spécialistes internationaux considèrent cette hausse de température de deux degrés comme étant le seuil maximal sécuritaire, M. Gignac s’inquiète du fait que l’on a une chance sur trois de dépasser cette limite.

«À partir de deux degrés, la planète n’est plus la même, déplore-t-il. Au Québec, cela se traduit par de fortes crues printanières, des ouragans plus fréquents, de violents feux de forêt et la perturbation de nos forêts.»

À en croire le chercheur, le Québec ne peut se permettre davantage de projets d’exploration pétrolière ou gazière puisqu’il contribue déjà grandement au réchauffement climatique.

«50% des réserves de pétrole découvertes ne peuvent être utilisées si l’on ne veut pas dépasser le seuil critique. La province émet déjà plus que ce qu’elle peut se permettre», lance-t-il.

Le gouvernement Marois s’est récemment montré ouvert au projet d’inversement du pipeline d’Enbridge ainsi qu’à d’autres projets d’exploitation au Québec «dans une perspective d’indépendance énergétique».

 

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