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Hôpital juif de réadaptation

20 lits et 60 postes coupés

Hôpital
Photo Martin Alarie/ Agence QMI Une baisse importante de ses chiffres d’affaire oblige la direction de l’Hôpital juif de réadaptation à fermer une unité de soins comportant 20 lits et de mettre à la porte jusqu’à 60 employés.

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LAVAL – Une diminution importante de ses revenus force l’Hôpital juif de réadaptation de Laval à fermer une unité de soins, entraînant la perte de 20 lits ainsi que la mise à pied de jusqu’à 60 employés, a appris L’Écho de Laval.

 

Un déficit de plus de 2 millions $ prévu pour l’année en cours, ajouté à un manque à gagner de près de 700 000 $ accumulé en 2012, a obligé la direction de l’hôpital à formuler un plan de redressement drastique.

L’administration prévoit donc la fermeture graduelle permanente de l’unité de soin situé au deuxième étage, qui comporte 21 lits. Cependant, la direction compte ouvrir un lit additionnel pour des soins en orthopédie. Au total, l’offre de l'établissement passera de 114 lits à 94 lits.

Le changement important mènera également disparition de 45 à 50 postes et la mise à pied d’environ 60 employés d’ici la fin du redressement, prévue le 31 mars 2014.

La direction a rajouté qu’elle profitera de ces changements pour «recentrer notre mission», qui est d’offrir des soins de réadaptation en deuxième ligne.

Baisse de clientèle

Selon le directeur général par intérim de l’hôpital, une réduction importante du nombre de patients référés par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) ainsi que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a eu un impact important sur les finances de l’établissement.

«Dans les trois dernières années, nous avons eu une baisse significative de [ces clients], car il y a moins d’accidents sur la route, a expliqué Jacques Hendlisz. Il y a une baisse d’accidents, une baisse de clients référés et donc une baisse d’activité chez nous. En fait, nous avons perdu près de 2 millions $ de revenus qui venaient de ces personnes qui étaient accidentées.»

Cette perte de revenus a empiré la situation financière déjà précaire de l’établissement. En effet, celui-ci a terminé l’année 2012 avec un déficit de 693 000 $, qui a été épongé par l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval.

«Alors, on doit non seulement baisser notre volume d’activité, mais on doit aussi repayer l’Agence, qui nous a avancé de l’argent», a résumé M. Hendlisz.

Appréhension chez le syndicat

Du côté syndical, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) appréhende beaucoup les résultats à court et long terme de la réduction des services de réadaptation fonctionnelle intensive sur la population de Laval.

«Il y a un risque élevé de perte d’expertise qui va affaiblir le réseau de santé publique à Laval. Si les personnes qualifiées n’y voient plus d’avenir pour eux, elles vont se tourner vers les services privés ou aller travailler ailleurs», a indiqué Lyne Lemelin, répondante politique du syndicat pour la région, par voie de communiqué.

 

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