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Alain Vigneault commence à faire sa place comme entraîneur des Rangers de New York

À New York, il est très loin de la quiétude de Vancouver

Alain Vigneault
photo Marie-Joëlle Parent «Je suis passé de 600 000 habitants à Vancouver à une ville de huit millions d’habitants. C’était intimidant au début», dit Alain Vigneault, qui s’habitue petit à petit à la ville de New York.

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NEW YORK | En poste depuis maintenant trois mois, Alain Vigneault, le nouvel entraîneur des Rangers, commence à faire sa place à New York. Sa nouvelle ville d’adoption est à des années-lumière de la quiétude de Vancouver, où il vient de passer plus de sept ans à la tête des Canucks.

NEW YORK | En poste depuis maintenant trois mois, Alain Vigneault, le nouvel entraîneur des Rangers, commence à faire sa place à New York. Sa nouvelle ville d’adoption est à des années-lumière de la quiétude de Vancouver, où il vient de passer plus de sept ans à la tête des Canucks.

«Au début, personne ne me reconnaissait au Madison Square Garden, je devais montrer ma carte d’identité pour prouver que j’étais le nouveau coach, mais là ça va mieux», raconte-t-il en souriant.

Coach V, comme le surnomment les joueurs, a signé un contrat de cinq ans avec les Rangers. C’est lors d’une cérémonie au prestigieux Radio City Music Hall qu’on en a fait l’annonce en juin dernier.

New York est de loin la plus grande ville où Alain Vigneault a habité. «Je suis passé de 600 000 habitants à Vancouver à une ville de huit millions d’habitants. C’était intimidant au début», dit le 35e entraîneur en chef des Rangers.

Installé dans la Grosse Pomme depuis la fin du mois d’août, il commence à avoir ses repères dans le Upper West Side, quartier de Manhattan où il a élu domicile, en haut d’une tour avec vue sur le fleuve Hudson.

Il a choisi d’habiter ce quartier bourgeois-bohème de New York pour être à mi-chemin entre le Madison Square Garden et le centre d’entraînement des Rangers, situé à 40 km au nord de Manhattan. L’endroit est à l’abri des regards et sans enseigne. On dirait un banal entrepôt pharmaceutique en bordure d’autoroute.

L’installation à New York, comme pour tout nouvel arrivant, a été un casse-tête.

«Tout est complexe, s’ouvrir un compte de banque, obtenir une carte de crédit, louer une voiture et surtout trouver un appartement», raconte l’entraîneur de 52 ans.

«Le jour de mon déménagement, je n’avais même pas encore été approuvé par le conseil d’administration de l’immeuble. Même être le coach des Rangers n’accélère pas le processus! On a dû mettre tous mes meubles dans un entrepôt pendant une semaine.»

Ses deux filles de 20 et 24 ans, toutes deux étudiantes à l’Université Concordia, sont venues l’aider à déménager.

«Mes filles sont très excitées que je sois ici. Quand j’avais à prendre la décision entre aller à Dallas ou à New York, pour elles, c’était New York.»

Pour ce qui est de l’adaptation à son nouveau lieu de travail, Alain Vigneault a dû s’ajuster. «L’aréna a toujours été mon lieu de travail. C’était le cas à Vancouver et à Montréal à l’époque. À New York, on ne va au Madison Square Garden que les jours de matchs et on partage les lieux avec les Knicks», explique-t-il depuis son bureau au centre d’entraînement dans la ville de Tarrytown.

Il a aussi dû s’adapter au côté très patriotique des joueurs américains.

«Après l’hymne national, ça m’a pris un peu de temps à comprendre pourquoi certains joueurs restaient en place, tandis que les autres se mettaient à patiner. Ils attendent que le drapeau américain soit totalement sorti de la glace», raconte l’entraîneur québécois. Il se fait d’ailleurs un devoir de parler français avec les joueurs francophones de son équipe comme Derik Brassard et Benoît Pouliot.

Son prédécesseur, John Tortorella (qui le remplace à la tête des Canucks) était connu pour ses disputes avec les médias et son caractère bouillant. Comment Alain Vigneault vit-il cette relation avec les médias new-yorkais?

»Si je compare ça au marché canadien, ça n’a rien à voir. Au Canada, de Montréal, à Vancouver, il n’y a que le hockey. À New York, il y a les Giants et les Jets, les Yankees et les Mets, les Knicks et les Nets. Le hockey est le quatrième sport et les Rangers la septième équipe. Le hockey est loin dans les priorités, donc on est moins scrutés. Ça enlève de la pression.»

La dernière coupe Stanley des Rangers remonte à 1993-1994.

 

Ce qu’il a dit:
«
Être coach quand la saison commence c'est 7 jours sur 7, 24h/24 et tu espères que ça va durer entre 9 et 10 mois parce que tu vas avoir une bonne saison. »
Son restaurant préféré à New York : Atlantic Grill dans le Upper West Side (49 West 64th Street).
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