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Santé

Le facteur des mauvaises nouvelles...

Température hivernale
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Depuis quelques jours, plusieurs sont tristes de savoir qu’ils perdront éventuellement leur facteur. Quelques autres, de plus en plus nombreux, redoutent un autre facteur qui, lui, ne disparaîtra pas: le facteur de refroidissement éolien. Pour certains, les nouvelles qu’il apporte sont très mauvaises...

Depuis quelques jours, plusieurs sont tristes de savoir qu’ils perdront éventuellement leur facteur. Quelques autres, de plus en plus nombreux, redoutent un autre facteur qui, lui, ne disparaîtra pas: le facteur de refroidissement éolien. Pour certains, les nouvelles qu’il apporte sont très mauvaises...

On le calcule en combinant la température de l’air à la force du vent. Ce calcul permet d’établir la température ressentie par temps froid et venteux. Par exemple, une température de -25°C combinée à un vent de 20km/h correspond à un indice de refroidissement éolien de –37°C. Dans ces conditions, nous serons exposés à un froid équivalent à –37°C, tandis que nos voitures, dans les mêmes conditions, ne seront exposées qu’à un froid de -25°C, carle facteur de refroidissement éolien ne s’applique qu’aux êtres vivants.

NOTRE TEMPÉRATURE

Nous sommes homéothermes. Notre corps maintient sa température interne dans des limites très étroites. En situation normale cette température est de 37,2°C. Lorsqu’il n’y a pas de déplacement d’air, la chaleur que dégage notre corps réchauffe la couche d’air à la surface de la peau. Si le vent chasse sans cesse cette couche d’air chaud, nous ressentons une température plus basse que la température réelle de l’air ambiant. Notre corps doit alors lutter pour compenser la perte de chaleur afin de maintenir sa température à son niveau normal.

QUAND LE FROID SURGIT

Un petit organe de la taille d’une amande localisé dans notre cerveau, l’hypothalamus, se comporte comme un thermostat et réagit dès qu’il enregistre une baisse de température aussi infime que 0,01°C. Il alertera le cerveau qui provoquera alors un réflexe qui nous vient de nos lointains ancêtres dont le corps était recouvert de poils. Des signaux seront transmis par la moelle épinière et les fibres nerveuses jusqu’aux minuscules muscles attachés aux poils, les muscles arrecteurs, qui se contracteront et feront dresser les poils. Ce qu’on appelle la «chair de poule».

Une fonction qui permettait à nos ancêtres d’augmenter la température de leur corps en augmentant l’épaisseur de la couche d’air emprisonnée, comme un isolant, sous les poils.

Si la chute de température se poursuit, les vaisseaux sanguins de la peau, des bras et des jambes se contracteront pour restreindre l’apport sanguin vers les mains, les pieds, le nez et les lobes d’oreilles afin de maintenir la température des organes vitaux. Un phénomène appelé vasoconstriction. Ce mécanisme est absent au niveau de la tête afin d’éviter que le cerveau ne soit privé d’oxygène.

Si la température du corps continue de s’abaisser, celui-ci décidera alors de produire lui-même de la chaleur et brûlera du glycogène, un carburant stocké dans les muscles. Ce mécanisme thermorégulateur provoquera leur contraction involontaire pour les faire bouger afin qu’ils produisent de la chaleur. C’est ce qu’on appelle le frisson puis, plus tard, le grelottement. C’est le temps de se mettre à l’abri, car les différents scénarios possibles pour la suite sont de mauvaises nouvelles…

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