/finance/business
Navigation
Memoria

L’art d’honorer les êtres chers

Memoria
Photo Pascale Lévesque / Agence QMI Jocelyne Dallaire Légaré

Coup d'oeil sur cet article

Elle voulait traiter de la mort à sa façon, tout en gardant les valeurs d’entreprise que son grand-père, Alfred Dallaire, avait développées en 1933. Et Jocelyne Dallaire Légaré avait un penchant assumé pour les arts.

« Nos lieux de commémoration sont conçus pour permettre aux gens de trouver du réconfort et de célébrer leur défunt, tout en leur offrant de découvrir de multiples facettes des arts », a déclaré la présidente-directrice générale des 11 salons funéraires Memoria, situés à Montréal, Laval et dans leurs banlieues proches.

Chaque emplacement est unique. Mais c’est indéniablement celui de la rue Saint-Laurent à Montréal qui est le plus spectaculaire. L’endroit ressemble plus à une galerie d’art qu’à un lieu de recueillement. En novembre dernier, pour le 80e anniversaire de l’entreprise, Madame Légaré a organisé sur sa façade une projection scénographique multimédia imaginée par Moment Factory, qui a travaillé, entre autres, pour le Cirque du Soleil, Disney, Céline Dion.

Cette audace, elle la tenait de son père, Paul-Émile Légaré, qui avait dynamisé le travail de son beau-père et ouvert près de 30 salons funéraires. En 1996, il en confiait la succession à ses enfants. En 2003, Jocelyne Dallaire Légaré sépare les immeubles avec son frère Yves et devient l’unique propriétaire d’ Alfred Dallaire Memoria.

« J’ai alors beaucoup investi pour mettre à jour l’ensemble du parc immobilier et en changer l’atmosphère », a raconté la femme d’affaires.

Des services originaux

Elle en a profité pour lancer de nouveaux services d’accompagnement aux personnes endeuillées. Elle fut parmi les premières à proposer la projection de photos et même de vidéos de la personne disparue. Par la suite, elle a ajouté l’opportunité d’exposer des objets de commémoration et des souvenirs.

Jocelyne Dallaire Légaré s’est particulièrement investie dans l’offre de services psychologiques pour aider les personnes à vivre leur deuil.

« Je sais que l’art est une source de réconfort. Nous offrons des thérapies de groupe, des rencontres personnalisées, avec un psychologue ou un notaire. Notre salon de la rue Saint-Laurent compte un bibliocafé qui regroupe la plus imposante collection de livres portant sur le deuil », ajoute la présidente de Memoria. Des expositions d’œuvres d’artistes québécois et des projections de films sont aussi disponibles. Un groupe de personnes endeuillées y a créé et joué une pièce de théâtre. Un groupe d’entraide pour les enfants confrontés à la mort a aussi été mis en place.

C’est aujourd’hui la seule entreprise montréalaise à posséder la certification Green Burial Council, pour son offre de services funéraires écologiques.

« Les rituels ont changé. Il faut suivre les tendances. On sait aussi qu’on ne peut pas exclure la dimension du deuil. C’est pourquoi nous nous efforçons de faire les choses avec plus d’humanisme », a-t-elle conclu.

Profil de l’entreprise

Alfred Dallaire Memoria

Domaine d’affaires : services funéraires et d’accompagnement pour les familles endeuillées

Basée à : Montréal, Laval, Pointe-aux-Trembles, Repentigny

Nombre d’employés : 100 directs ; 50 indirects (psychologues, notaires, artistes)

Actionnaire : Jocelyne Dallaire Légaré

Site web : memoria.ca

Commentaires