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L’inconnu à Lake Louise

Bloc Maltais

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Une Coupe du monde à Lake Louise demeure l’inconnu pour moi, puisque je n’y suis allée qu’une fois et c’était à l’occasion d’un championnat canadien.

Une Coupe du monde à Lake Louise demeure l’inconnu pour moi, puisque je n’y suis allée qu’une fois et c’était à l’occasion d’un championnat canadien.

On verra bien l’intérêt que l’événement suscitera en fin de semaine prochaine. En tenant une Coupe du monde au Canada, on s’attend à ce qu’il y ait plus d’attention. Oui, il y aura peut-être un peu plus d’attention médiatique pour nous, les athlètes canadiens, mais je pense qu’on ne pourra pas comparer l’affluence de spectateurs à celle qu’on trouve en Autriche ou ailleurs en Europe.

Ce qui est triste, c’est que dans le calendrier d’origine pour cette saison, on devait avoir trois Coupes du monde au Canada: Stoneham, Blue Mountain, en Ontario, en plus de Lake Louise. On sait maintenant que Stoneham a été mis de côté, après que Gestev eut convenu de ne plus faire de snowboardcross, tout comme Blue Mountain, qui a décidé de passer son tour.

Je sais que Snowboard Canada prévoit mousser l’événement pour attirer le plus de spectateurs possible. Et j’espère qu’il y aura du monde un peu, même si on n’entend rien quand on descend à toute vitesse vers le bas!

Rien de comparable

Je ne veux rien dire contre Lake Louise et Gestev, parce qu’il s’agit d’organisations bien rodées qui ont toujours livré des événements de grande qualité, mais il reste que ces deux événements ne pourront jamais se comparer à ce qu’on trouve en Europe.

On verra à Calgary, mais on ne peut pas dire que c’était la grosse foule à Stoneham. Il y avait les familles, les amis et les connaissances, mais pas beaucoup plus.

En Europe, il n’y a pas de doute que c’est toujours plus achalandé qu’au Canada. On le perçoit aussi par le nombre de commanditaires. Au Canada, on dispose de tout le soutien dont on a besoin, mais il y a des équipes d’autres pays, comme l’Autriche, où la plupart des athlètes sont commandités de la tête aux pieds.

Les sports de glisse ont la cote en Autriche. Ce qu’on a connu à Montafon, il y a une dizaine de jours, peut être considéré comme une belle foule avec quelques milliers de spectateurs.

Ça fête fort

Mais ce n’était qu’un aperçu de ce qu’on a déjà vécu à Bad Gastein, où ils avaient l’habitude de tenir une course en soirée. Il y avait des gens tout le long du parcours avec des lumières, des cloches, des trompettes et de l’animation. Les gens arrivent l’après-midi avec leur attirail de musique et s’installent jusqu’en soirée. Ça fête fort!

À Montafon, où j’ai terminé deuxième, nous avons eu la remise sur le podium dans l’aire d’arrivée tout de suite après la course. Il y a aussi eu plus tard une autre cérémonie sur une estrade, au milieu du village, où il y avait facilement plus de 5000 spectateurs.

J’aimerais vivre la même chose à Lake Louise!

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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