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Victime d'agression sexuelle

Elle dénonce son agresseur

agression sexuelle
Courtoisie Claude Poulin a été reconnu coupable de cinq chefs d’accusations pour des gestes à caractères sexuels sur une mineure et il a écopé d’une peine de neuf mois d’emprisonnement.

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Une jeune femme de Saint-Georges fait preuve de courage et de détermination en désirant dénoncer au grand jour l’homme qui l’a agressée sexuellement alors qu’elle n’avait que 14 ans.

Bien que la jeune femme ait demandé à conserver l’anonymat, elle a tenu à ce que toute la population soit au courant du geste qu’il a posé à son endroit.

«Mon but c’est de le dénoncer pour protéger les autres, pour qu’il ne fasse pas d’autres victimes», indique la victime.

Claude Poulin, de Saint-Georges, a été déclaré coupable de cinq chefs d’accusation pour des gestes à caractères sexuels commis sur une mineure. Lors de sa comparution devant le juge Michel C. Auger au palais de justice de Saint-Joseph, le 12 décembre dernier, celui-ci a écopé d’une peine de neuf mois de prison. Son nom sera inscrit au registre des délinquants sexuels pendant 20 ans et il ne peut se retrouver dans les lieux publics fréquentés par des jeunes de moins de 16 ans pour une période de cinq ans. Il a fait appel de la sentence.

«Ça m’a soulagée de le voir partir avec les menottes», mentionne-t-elle.

Âgée aujourd’hui de 19 ans, la victime explique que lorsqu’elle a su que la cause était frappée d’une ordonnance de non-publication afin de protéger son identité, car elle était mineure au moment des faits, elle affirme s’être mise à pleurer. Elle a donc demandé au juge de lever cette clause, car elle voulait parler.

«Je voulais que sa photo soit partout et qu’il soit connu comme un agresseur de tout le monde», précise la jeune femme.

L’horreur de l’agression

Le drame pour cette famille Georgienne s’est produit le 22 février 2009 lorsque le conjoint de la mère s’en est pris à la jeune victime âgée de 14 ans après lui avoir fait boire de l’alcool.

Après trois semaines difficiles, les amies de la jeune fille la pressent de parler. La police et la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) entrent dans le dossier. La mère est sous le choc. Elle partageait la vie de cet homme depuis six ans.

Lorsque la DPJ interroge la mère, on lui apprend que 90 % des mères ne croient pas leur enfant et préfèrent prendre le parti de leur conjoint. «Il est très manipulateur. Je ne pouvais même pas croire que ça arrivait. [...] Maintenant, il a refait sa vie, il a une nouvelle conjointe et des enfants», ajoute la mère de la victime en espérant que l’histoire ne se répète pas.

De graves répercussions

Le geste commis et la lenteur des procédures ont laissé des séquelles. En plus des cauchemars et des flashbacks, la victime a aussi eu des problèmes à l’école, de la difficulté à faire confiance aux autres et jusqu’à tout récemment, avait peur des hommes et n’avait pas confiance en elle.

Si témoigner au procès a été un calvaire, elle ne se résout pas à ce que cette histoire tombe dans l’oubli sans que la photo de Claude Poulin n’ait été publiée dans les journaux.

Elle tient maintenant à lancer un message à toutes les victimes d’agression sexuelle : «La peur reste là, la haine, la rage, ça reste. Mais dis-le, ça aide. Ça enlève un poids de sur les épaules. Ce n’est pas de ta faute, tu es juste une victime là-dedans. Dis-le pour prouver qu’on est plus forte que les agresseurs».

 

 

 

 

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