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Idle No More

Un an plus tard

Idle no more
Photo Archives / Agence QMI

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La branche québécoise d’Idle No More célébrera son premier anniversaire le 21 décembre. Les membres du mouvement qui a marqué l'année 2012 saisiront l'occasion pour réfléchir sur ce qu’ils ont accompli et sur les défis qui les attendent encore.

«Ce n’est pas un hasard si nous avons choisi le 21 décembre, jour de l’équinoxe. Cette date représente le renouveau et c’est un symbole très important pour plusieurs autochtones», a expliqué Widia Larivière, une des instigatrices du mouvement Idle No More au Québec.

C’est à Montréal que la première manifestation de la branche québécoise d’Idle No More s’est déroulée. Le mouvement avait pris naissance un mois plus tôt au Canada.

Mme Larivière brosse un portrait plutôt positif de la dernière année. «Certains diront qu’au plan politique, nous n’avons pas fait de grands acquis. Cependant, du point de vue de la visibilité, nous avons accompli beaucoup», a-t-elle affirmé.

Par exemple, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) va bientôt créer un volet de nouvelles autochtones, illustre-t-elle. «Ce n’est pas exclusivement l’accomplissement d’Idle No More, mais nous y avons participé», selon Mme Larivière.

Cette dernière constate aussi que les groupes d’action qui ont des affinités avec le mouvement autochtone sont désormais plus souvent portés à contacter leurs homologues.

«Beaucoup de groupes environnementalistes, féministes et syndicaux ont développé le réflexe de contacter les nations autochtones avec des revendications similaires et même de créer un volet autochtone au sein de leur organisme», a indiqué Mme Larivière.

La sensibilisation étant bien amorcée, ne reste plus qu’à changer les politiques. Widia Larivière ne se le cache pas, une grande année attend le mouvement. «Nous allons contester des projets de loi autant sur le plan fédéral que provincial. Deux gros enjeux seront l’éducation et l’exploitation minière», a prévenu la cofondatrice d'Idle No More Québec.

Célébrations

Le Cercle des Premières Nations de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sera partenaire d’Idle No More pour organiser les célébrations du premier anniversaire de l’organisme.

L’université sera hôte de nombreuses activités dont la projection de documentaires, des conférences, des performances artistiques et des kiosques d’artisans.

La réalisatrice Amanda Lickers et du producteur Franklin Lopez seront présents pour discuter de leur film «Kahsatstenhsera : Indigenous Resistance to Tar Sands Pipelines», un documentaire sur l’exploitation pétrolière sur les territoires autochtones.

«C’est un événement ouvert à tous, autochtones et non-autochtones. L’accès y est gratuit et aucune réservation n’est nécessaire», a souligné Gustavo Zamora Jiménez, coordonnateur au Cercle des Premières Nations de l’UQAM.

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