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Ukulélé

Ukulélé: un instrument plus populaire que jamais

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La popularité du ukulélé est à la hausse depuis quelques années.

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La popularité du ukulélé est à la hausse depuis quelques années. Mis de côté pendant plus de quarante ans, particulièrement en raison de la vague électrique, le ukulélé gagne en popularité depuis quelques années au Québec et partout ailleurs. À Sherbrooke, les amateurs de ce petit instrument à cordes ont formé leur propre club l’an dernier. Chaque mois, ils sont une trentaine à se réunir pour partager leur passion...

Chez Bès Musique, détaillant d’instruments et école de musique à Sherbrooke, pas de doute, le ukulélé gagne en popularité depuis quelques années. Même que leur inventaire est passé de cinq à trente en peu de temps. « On vend plus de ukulélés que de guitares! Ici, nous avons 21 professeurs de musique et certains ont été obligés de se former dans le domaine, en raison de la forte demande. Il y a aussi des écoles primaires et secondaires de l’Estrie qui enseignent maintenant le ukulélé. D’ailleurs, dans les écoles primaires du nord du Manitoba et de la Saskatchewan, on enseigne la base de la musique avec le ukulélé, plutôt qu’avec la flûte et le violon », raconte le copropriétaire du Bès Musique Alexandre Bouchard.

Et à quoi peut-on attribuer cette vague de popularité? « C’est la petitesse de l’instrument, la facilité de se l’approprier et son aspect jovial qui le rend si populaire! C’est un instrument très festif et presque n’importe qui peut apprendre à en jouer assez rapidement », répond Alexandre, qui a ouvert les portes du Bès Musique en 2011, avec son frère Vincent Bouchard. Depuis maintenant quatre mois, ils collaborent avec l’Ukestrie, le nouveau club de joueurs de ukulélé de l’Estrie.

Jouer pour s’amuser!

Il y a un an, après avoir assisté à divers rassemblements de clubs de ukulélé à Montréal, Yvan Lessard, a décidé d’ouvrir le premier club dans la région, destiné aux amateurs de cet instrument. Aujourd’hui, le club compte une trentaine de membres, de tous âges et tous les milieux. Chaque moi, le groupe se réunit au bar Le Magog, simplement pour le plaisir de jouer. « C’est l’fun et il n’y a pas de style associé au ukulélé. On peut jouer autant du classique, que du rock et de la pop. Ensemble, on joue de tout, tant du jazz des années 40 que du Claude Dubois! », souligne M. Lessard, président du Club Ukestrie. Les membres ont d’ailleurs présenté la semaine dernière leur premier concert devant public. « C’est un concert de Noël devant quelques proches. Nous ne sommes pas encore prêts pour un spectacle officiel, mais qui sait! », lance-t-il.

Un peu d’Histoire...

Provenant d’Hawaï, le ukulélé est une adaptation du braguinha, un instrument provenant du Portugal. Il fut apporté à Hawaï par des immigrants portugais en 1879. L’instrument a connu une grosse vague de popularité au début du 20e siècle, ainsi que dans les années 1930-1950. « Dans ces années, les Américains et les Anglais étaient nombreux à avoir un ukulélé à la maison. Il était aussi très présent dans les films. Le ukulélé est tombé dans la désuétude lors de la vague du rock, avec Elvis et les Beatles », explique M. Lessard. Le grand retour de cet instrument, aux débuts des années 2000, est dû en partie au phénomène des médias sociaux, précise M. Lessard.

Il existe différentes catégories de ukulélé, qui se définissent par leur taille. Le plus répandu est le soprano. Les autres dimensions sont le concert, le ténor et le baryton. Autre instrument qui gagne en popularité; le ubass, qui est un mélange entre la basse et le ukulélé. D’ailleurs, avis aux intéressés, le club est à la recherche d’un joueur de ubass! Pour plus de détails, visitez le www.ukestrie.ca.

 

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