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jeunes | armes à feu

Une culture à développer très jeune

Jack Welsh
Jack Welsh, 11 ans, de Camdenton, au Missouri, a commencé à tirer à l’âge de cinq ans. Il a commencé à participer à des compétitions de tir à l’âge de sept ans.

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Pour les Québécois, l’obsession des Américains pour les armes à feu peut être difficile à comprendre. Pour tenter de mieux comprendre le phénomène, le Journal a parlé à des parents américains qui transmettent à leurs enfants leur amour des armes.

Pour les Québécois, l’obsession des Américains pour les armes à feu peut être difficile à comprendre. Pour tenter de mieux comprendre le phénomène, le Journal a parlé à des parents américains qui transmettent à leurs enfants leur amour des armes. Tous ont martelé avoir des règles de sécurité très strictes à la maison.

Westley McDuffie a une série de règles à laquelle ses enfants doivent se soumettre. «Si je ne suis pas là, ils ne peuvent pas toucher aux armes. Je leur dis toujours d’agir comme si l’arme était chargée, de toujours vérifier ce qui se trouve derrière la cible et de ne pas avoir le doigt sur la détente tant que la cible n’est pas dans notre mire», précise l’ex-militaire de Loganville, en Géorgie.

RESPECT DES RÈGLES

«Quand nous sommes au champ de tir, la relation avec mon fils change, je ne suis plus son père, je deviens son sergent et il est ma recrue. Il doit suivre mes ordres, c’est Yes Sir, No Sir», explique Jeff Welsh, un banquier de 47ans de Camdenton, au Missouri.

Son fils Jack, 11ans, a commencé à tirer à l’âge de 5ans. Il a commencé à participer à des compétitions de tir avec des adultes à l’âge de sept ans avec un fusil de calibre .22

«Je ne sais pas quel âge je recommanderais aux autres parents, ça dépend de l’enfant, tout dépend à quel point il comprend et respecte les mesu­res de sécurité», dit-il.

Les armes à feu de M.Welsh sont toutes entreposées dans un coffre-fort à accès biométrique. Jack devra attendre l’âge de 18ans pour avoir son propre fusil, toutes les armes sont au nom de son père.

M.Welsh croit qu’il est trop tard pour faire marche arrière au niveau d’un contrôle plus strict des armes à feu. «Je crois qu’on a dépassé la limite et je suis en partie responsable de ça, mais si je devais prendre une décision de vie ou de mort, je n’hésiterais pas», dit-il.

«On ne peut pas changer le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis. Il n’y a pas trop d’armes dans ce pays, mais trop de personnes non éduquées par rapport aux armes», croit pour sa part M.McDuffie.

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