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Le plaisir d’aider

Le plaisir d’aider
illustration christine lemus

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Le père Noël n’est pas le même pour tout le monde. Pourtant, tous les enfants lui écrivent à la même adresse, au pôle Nord. La réalité est bien différente pour ceux pour qui acheter un cadeau signifie qu’il faut couper ailleurs.

Le père Noël n’est pas le même pour tout le monde. Pourtant, tous les enfants lui écrivent à la même adresse, au pôle Nord. La réalité est bien différente pour ceux pour qui acheter un cadeau signifie qu’il faut couper ailleurs.

La période des Fêtes accentue encore davantage les inégalités entre les groupes sociaux.

Les riches se sentent plus riches et les pauvres plus fragiles, plus marginalisés.

Notre société de consommation est conçue pour une partie de la population seulement: les nantis et ceux qui peuvent encore s’endetter.

Les autres en sont exclus. Il y a des jours où l’abondance est cruelle, surtout ces jours-ci, pour ceux qui vivent dans un appartement délabré et mal chauffé, sans le sou.

La population n’ignore pas ces disparités et se ressaisit parfois à l’approche des Fêtes. Elle montre plus de générosité et répond aux appels des organismes non gouvernementaux (ONG) pour donner un peu de temps, de l’argent et procurer des denrées aux banques alimentaires qui ont du mal à répondre à la demande. C’est très bien, mais ça ne suffit pas.

Il est souvent plus facile de donner pour des causes nobles que pour d’autres, plus sobres et moins visibles.

Rappelons-nous que la souffrance et la détresse ne connaissent pas de frontières et que le reste de l’année, le jeune de la rue, celui qui vend L’Itinéraire à la sortie du métro et la dame âgée démunie qui compte sa monnaie à la caisse ont, eux aussi, besoin d’aide. Ces personnes sont près de nous. Nous les croisons chaque jour, mais ne les voyons plus.

Comment se fait-il que dans notre société si prospère des enfants n’aient rien à manger le matin?

Comment peut-on aider leurs parents à avoir les moyens nécessaires pour les élever dans la dignité?

PAS DE CAUSE MODESTE

Un proverbe chinois dit «Qui veut gravir une montagne commence par le bas». Il n’y a pas de cause modeste, chaque acte d’entraide est unique et fondamental pour pouvoir bâtir une société solide et juste. Vous pouvez vous engager comme bénévole dans une ONG et offrir votre temps pour répondre au téléphone et faire des photocopies. Ce temps-là est précieux, cet engagement est essentiel. Il n’est pas nécessaire de partir en mission à l’étranger pour poser un geste de solidarité, de citoyenneté.

L’engagement social commence ici, maintenant, et il s’applique 365 jours par an, pas uniquement pendant la période des Fêtes.

C’est d’un engagement authentique dont il est question et non d’un engagement ponctuel pour se donner bonne conscience.

La société québécoise est généreuse, mais elle doit réaffirmer des convictions de solidarité et de justice sociale.

La notion d’égalité va de pair avec la notion d’entraide.

Il faut retrouver ce souci de partager que nous avons perdu de vue dans l’abondance qui nous entoure.

Alors, pensons au slogan d’Oxfam-Québec et mettons-le en œuvre: «Le plaisir d’aider, ça s’attrape.»

 
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