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Notre Tour de France

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Il n’a pas le prestige du Tour de France pour les cyclistes, mais le Tour de ski devient de plus en plus convoité par les skieurs.

Il n’a pas le prestige du Tour de France pour les cyclistes, mais le Tour de ski devient de plus en plus convoité par les skieurs.

Je m’attaque demain à Oberhof à une course par étape aussi spectaculaire que variée. Sept épreuves en neuf jours, réparties dans trois pays: Allemagne, Suisse et Italie.

Si je me réfère à l’an passé, c’est à partir du Tour de ski que j’avais commencé à obtenir de bons résultats durant ma saison. Je ressens les mêmes sensations, cette année. Au sprint à Asiago, la semaine dernière, j’ai terminé 13e de la qualification et j’espérais le mieux par la suite avant d’être disqualifié. J’ai quand même pu constater que la forme est là.

Pour un cycliste, remporter le Tour de France a une plus grande signification que de gagner les championnats du monde. Pour nous, le Tour de ski n’a pas encore atteint un niveau équivalent, mais c’est quand même fort reconnu.

Par exemple, Petter Northug n’a jamais gagné le Tour de ski et on sait tous que c’est l’un de ses objectifs dans sa carrière. En fait, jamais un skieur de la Norvège, ni homme ni femme, n’est parvenu à remporter le cumulatif de cette longue série d’épreuves.

L’ultime étape dévastatrice

Gagner le Tour de ski est réservé à un groupe limité de coureurs. Ce n’est jamais un «outsider» qui va gagner. Et c’est le meilleur grimpeur qui se sent dans sa meilleure journée qui possède les meilleures chances de se sauver avec le titre.

C’est que, la plupart du temps, tout se joue à la septième et dernière étape, à Val di Fiemme. Il s’agit d’une poursuite de neuf kilomètres, dont l’ordre de départ des concurrents est donné en fonction du classement cumulatif. Les skieurs s’engagent sur un parcours plat de cinq kilomètres avant d’escalader sur quatre kilomètres l’Alpe Cermis.

Rendu à cette étape, ce n’est plus vraiment du ski de fond. Il faut carrément monter dans une piste de ski alpin, certains passages comptant une inclinaison de 30 degrés. Quand on regarde cette épreuve à la télé, je ne peux pas dire que c’est beau esthétiquement. Les skieurs doivent monter en pas de canard. Il faut être le coureur le plus complet pour espérer entrer parmi les cinq premiers, cette journée-là.

Étape par étape

C’est déjà prévu que, comme l’an passé, je ne ferai pas cette dernière étape.

En raison du problème de circulation sanguine à ma jambe gauche, cette ascension m’entraînait toujours des problèmes par le passé. Le reste du corps devait compenser pour l’effort et ça laissait des traces durant une dizaine de jours.

Je ne peux donc pas viser le classement cumulatif, alors j’y vais pour chaque étape. J’ai un œil sur la quatrième, un départ de masse de 15 kilomètres en style classique, où j’avais fait troisième l’an dernier et deuxième l’année précédente. On verra bien...

- Propos recueillis par Alain Bergeron

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