/misc
Navigation

Au moins, il y aura l’ambiance

Coup d'oeil sur cet article

L’année est encore jeune, mais c’est déjà le temps de l’attaquer avec la Coupe du monde à Calgary de demain.

L’année est encore jeune, mais c’est déjà le temps de l’attaquer avec la Coupe du monde à Calgary de demain.

Déjà trois semaines se sont écoulées depuis la course à Ruka, en Finlande, qui avait lancé notre saison écourtée en raison des Jeux olympiques. Après une courte période des Fêtes, j’ai pris l’avion le 1er janvier. Je n’avais pas le choix si je voulais skier et me familiariser avec le parcours.

Pas ma favorite

Ce n’est pas la première fois qu’on vient à Calgary mais, si l’ambiance n’est pas mauvaise, j’avoue qu’il ne s’agit pas d’une de mes pistes favorites. C’est une piste fabriquée avec de la neige artificielle, ce qui la rend glacée à la longue. Il faut donc garder la prudence en tête lorsqu’on y plonge.

Son inclinaison n’est pas la plus abrupte non plus. Même que le premier segment au haut du parcours est plutôt plat. Ça tombe ensuite plus à pic durant les quelque huit dernières bosses avant le deuxième saut.

La montagne est ainsi faite qu’on a l’impression de skier dans un trou. Cette piste est aménagée seulement en prévision de la Coupe du monde. On peut alors skier dessus dans les deux journées précédant la course et les organisateurs la «laissent aller» ensuite.

Pourtant, il y a de belles pistes dans les différentes montagnes dans l’Ouest, mais ce n’est pas le cas à Calgary. Ce ne sont pas les meilleures conditions pour se produire et il y a d’ailleurs souvent des blessures qui surviennent. Ça change donc beaucoup la stratégie.

Comme à Mont-Gabriel

Cette piste-là est unique en son genre pour son design, mais elle comporte au moins quelque chose de beau: son ambiance. La proximité avec la ville assure la présence de quelques milliers de spectateurs... quand il fait beau!

On verra ce que la météo nous apportera, mais il y a certaines années où, grâce au fameux chinook qui peut souffler sur la région, la douce température était favorable à la formation d’une foule. Il y a souvent des groupes d’enfants qui viennent pour assister à la course, ce qui aide à créer de l’animation.

Là-dessus, pour ce qui est de l’ambiance, il n’y a pas de doute que Calgary se situe dans les meilleurs endroits de la Coupe du monde. Il n’y a évidemment rien de comparable à Deer Valley aux États-Unis, où nous allons la semaine prochaine, mais c’est un peu l’équivalent de ce qu’on retrouvait à Mont-Gabriel à l’époque où il y avait une Coupe du monde au début de janvier.

Que ce soit à Calgary ou à Val Saint-Côme le 19 janvier prochain, ces courses ne m’imposent pas plus de pression parce qu’elles ont lieu au Canada. C’est bon pour la visibilité accrue que ça procure à nos commanditaires, mais chaque endroit offre pour moi un potentiel pour performer.

En fait, comme toujours et partout, chaque course est importante!

— Propos recueillis par Alain Bergeron

Commentaires