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Le cancer de la peau dans la mire

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©  Photo Jean-François Desgagnés Chaque année, des dizaines de chercheurs de l’Université Laval publient les résultats de leurs découvertes. Les fonds alloués à la recherche à cette université s’élèvent à environ 300 M$ par année.

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Une découverte réalisée à Québec par le docteur en biochimie Girish Shah et son équipe pourrait bien conduire d’ici quelques années à un traitement plus efficace contre le cancer de la peau.

On sait depuis longtemps que les rayons ultraviolets qui pénètrent la peau endommagent les cellules de l’ADN.

Dans son laboratoire du Centre de recherche du CHU de Québec, le docteur Shah s’intéresse aux mécanismes de réparation de l’ADN depuis une dizaine d’années. Or, parmi les enzymes qui interviennent dans ce processus, il a défini le rôle important de la PARP-1 (poly-ADP-ribose polymérase 1).

Les dommages causés par le soleil activent l’enzyme PARP-1 qui, en quelques secondes à peine, se rend sur les lieux de «l’accident» pour réparer les dégâts.

«Au minimum, on comprend maintenant que la PARP-1 est l’un des facteurs qui nous protègent. Dans les années futures, nous pourrons chercher, parmi les gens qui sont plus susceptibles d’avoir le cancer de la peau, si cette enzyme est affectée», a ajouté M. Shah dont les résultats ont été publiés dans la revue Proceedings of the NationalAcademy of Sciences.

Applications médicales

Avec cette découverte, de nouvelles possibilités thérapeutiques peuvent être envisagées, en utilisant des inhibiteurs ou en stimulant l’activité de cette enzyme.

Selon M. Shah, la PARP-1 pourrait améliorer l’efficacité des traitements contre le cancer. En effet, on pourrait recourir à des inhibiteurs pour empêcher la réparation des cellules cancéreuses que cherche à détruire la chimiothérapie.

Les recherches en laboratoire se poursuivent avec des souris afin de valider cette hypothèse. Des essais cliniques sur des êtres humains pourraient débuter d’ici trois ans.

Dans la crème solaire

Si elle s’avère fondée, des molécules pourraient même être ajoutées à la crème scolaire afin de stimuler l’activité de la PARP-1 pour prévenir l’apparition des cancers de la peau.

Selon la Société canadienne du cancer, qui finance ces travaux, près de 82 000 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer de la peau en 2013.

2- De l’espoir pour les personnes atteintes d’Alzheimer

Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine et de la pharmaceutique GlaxoSmithKine a identifié un moyen pour combattre la formation de plaques séniles dans le cerveau à l’origine de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ont utilisé la molécule MPL pour stimuler la production d’anticorps afin de freiner la bêta-amylaïde. Les recherches, effectuées sur des souris, ont permis d’éliminer jusqu’à 80 % les plaques séniles. La mise au point d’un vaccin ne serait pas très loin.

(publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences)

3- La morphine : un couteau à double tranchant

La preuve de l’efficacité de la morphine comme analgésique pour traiter les douleurs aiguës ou chroniques graves n’est plus à faire. Cependant, ce puissant médicament a des effets secondaires importants. Outre l’accoutumance, la morphine augmente la sensibilité à la douleur. Les travaux de l’équipe de chercheurs du professeur Yves De Koninck de la Faculté de médecine ont permis de mieux comprendre le rôle des deux protéines mises en cause: la BDNF et la KCC2. Dans le cas de l’hypersensibilité, c’est la KCC2 qui fait défaut. Sans cette protéine, les cellules envoient constamment des signaux douloureux au cerveau. Les chercheurs croient avoir trouvé le moyen de stimuler la KCC2. Des essais ont été effectués en laboratoire.

(publié dans Nature Neuroscience)

4- Convertir le CO2

Les émissions de gaz à effet de serre constituent un enjeu environnemental de taille. Des chercheurs du Département de chimie ont créé un catalyseur permettant de transformer le CO2 en méthanol à l’aide de composés chimiques, dont l’hydrogène. Bien que les résultats soient spectaculaires, la valeur de la synthèse utilisée est plus élevée que la valeur du méthanol. Les recherches se poursuivent pour trouver un procédé plus rentable.

(publié dans Journal of the American Chemical Society)

5- Saumons moins reproducteurs

Des chercheurs du Département de biologie ont découvert que les saumons nés en captivité ont un taux de reproduction presque deux fois (55 %) moins élevé que leurs cousins sauvages. Pour en arriver à cette conclusion, ils ont étudié les saumons de la rivière Malbaie. Il s’avère que les saumons mâles nés en station d’élevage ont deux fois moins tendance à séjourner plus d’un hiver en mer avant de revenir se reproduire. Ils sont plus petits que leurs cousins sauvages et leur succès de reproduction est par conséquent moins élevé.

(publié dans Evolutionary Applications)

6- Séisme le plus puissant

Le 25 novembre dernier, on a souligné les 25 ans du tremblement de terre du Saguenay qui a atteint 6 sur l’échelle de Richter. Toutefois, il ne s’agit pas de la secousse la plus forte enregistrée au Québec puisque le tremblement de terre de Charlevoix, survenu en 1663, avait quant à lui une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter. À l’époque de la Nouvelle-France, on ne possédait pas d’instrument de mesure. En cartographiant l’importance des dommages dans les différentes régions du Québec, le professeur Jacques Locat, du Département de géologie, affirme que le tremblement de terre de Charlevoix a été l’un des plus puissants à avoir frappé le nord-est de l’Amérique du Nord.

(dévoilé lors du colloque de la Seismological Society of America)

7- Une solution aux ulcères cutanés

Des chercheurs de la Faculté de médecine ont réussi à démontrer qu’il est possible de soigner des ulcères veineux réfractaires aux traitements courants, en utilisant des pansements faits de substituts de peau cultivés in vitro. Les tests effectués sous la supervision du Dr François A. Auger, sur cinq personnes, se sont avérés concluants. Il a fallu prélever 1 cm2 de peau. Après huit semaines de culture, les feuillets cutanés ont été déposés sur les ulcères comme pansement. La prochaine étape consiste à faire une étude clinique auprès des grands brûlés.

(publié dans Advances in Skin and Wound Care)

8- Une solution à la douleur chronique?

La perte de la protéine KCC2 de la membrane de certaines cellules nerveuses de la moelle épinière expliquerait le mécanisme responsable de la douleur chronique. Des chercheurs de la Faculté de médecine ont observé que cette protéine est responsable du pompage des ions chlorures vers l’extérieur des cellules nerveuses. Une faible concentration de chlorure permet une inhibition du signal nerveux. Les chercheurs ont identifié quatre ou cinq nouvelles molécules qui pourraient permettre de rétablir les mécanismes d’inhibition. Le dérèglement de la KCC2 serait en cause dans le stress chronique, l’anxiété, l’autisme, l’épilepsie et peut-être même la schizophrénie.

(publié dans Nature Medecine)

9- L’excès de sport chez les jeunes

Une étude menée auprès de 1245 jeunes de 16 à 20 ans par des chercheurs de l’Université Laval et des universités de Lausanne et de Genève a permis de mesurer leur niveau de bien-être à partir du nombre d’heures d’activité physique pratiquées chaque semaine. Le niveau optimal est atteint après 14 heures et il décline après 17,5 heures. Le manque de repos, le stress et le risque de blessures auraient des répercussions négatives sur la santé des jeunes. L’Organisation mondiale de la santé suggère 7 heures d’activités physiques hebdomadaires.

(publié dans Archives of Disease in Childhood)

10- Prototype pour extraire des molécules bénéfiques

Des chercheurs de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels ont développé un appareil prototype qui permet d’isoler rapidement et efficacement des molécules qui sont bénéfiques pour la santé. Les chercheurs assurent que ce procédé pourrait être transposé à l’échelle industrielle. La technique consiste à mettre des protéines en solution et à utiliser des enzymes pour les couper aux bons endroits. Il en ressort une soupe de peptides de laquelle il faut extraire les molécules bioactives recherchées.

 

 

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