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Confidentiel

Nancy Drolet

Nancy Drolet
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Tic tac tic tac! Moins de 35 jours avant les Olympiques de Sotchi. Le temps file et on suit attentivement les matchs des équipes canadiennes avant leur départ pour la Russie. L’équipe féminine de hockey a connu quelques chamboulements ces dernières semaines et tente de se regrouper avant de partir. J’en ai profité pour questionner une nouvelle collègue de travail pour qui le hockey lui coule toujours dans les veines.

Tic tac tic tac! Moins de 35 jours avant les Olympiques de Sotchi. Le temps file et on suit attentivement les matchs des équipes canadiennes avant leur départ pour la Russie. L’équipe féminine de hockey a connu quelques chamboulements ces dernières semaines et tente de se regrouper avant de partir. J’en ai profité pour questionner une nouvelle collègue de travail pour qui le hockey lui coule toujours dans les veines.

OLYMPIENNE UN JOUR, OLYMPIENNE TOUJOURS. Comme tous les quatre ans, la flamme vibre en moi. Mon corps ne peut plus y être, mais mon esprit y est toujours.

JE ME VOIS ENCORE PARTICIPER AUX CÉRÉMONIES D’OUVERTURE DE NAGANO et enfiler mes patins pour le premier match. Des souvenirs exceptionnels.

EN 1998, C’ÉTAIT LA PREMIÈRE FOIS QU’IL Y AVAIT DU HOCKEY FÉMININ aux Olympiques et c’était aussi la première fois que les joueurs professionnels étaient admis. Je voyais mes idoles.

UN MATIN, AU VILLAGE OLYMPIQUE, WAYNE GRETZKY m’a interpellé par mon prénom! «Nancy! Viens déjeuner avec moi!» Je capotais!

J’AI JOUÉ AU HOCKEY AVEC LES GARÇONS DE 5 À 14 ANS, je ne savais pas qu’il y avait du hockey féminin.

MON PÈRE M’A AMENÉ PATINER CHEZ LE VOISIN POUR ME FAIRE DÉCOUVRIR CE SPORT. Après trois tours avec une chaise, je l’ai jetée par-dessus bord, pris un bâton de hockey et lancé des rondelles au filet. Mon père m’a dit que j’ai trouvé ce jour-là ma passion.

À NEUF ANS, APRÈS AVOIR COMPTÉ PLUSIEURS BUTS DANS UN TOURNOI, un journaliste m’a demandé quel était mon plus grand rêve, je lui ai dit que c’était d’aller aux Olympiques! À ce moment-là, il n’y avait pas de hockey féminin!

LES JOUEUSES DE HOCKEY NE SONT PAS RECONNUES À LEUR JUSTE VALEUR, il reste encore beaucoup de chemin à faire, mais la situation s’est quand même améliorée.

LORSQUE J’AI PRIS MA RETRAITE À 30 ANS, j’ai cessé de patiner complètement pendant un an. Là, je le fais par plaisir pour des œuvres de charité.

J’AI UN GARÇON DE 10 ANS QUI A JOUÉ AU HOCKEY QUELQUES MOIS, mais visiblement ce n’était pas son sport. Il pratique la natation. Je suis donc sur le bord de la piscine les samedis matins!

JE SUIS ENTREPRENEURE DEPUIS QUE J’AI 18 ANS, les filles au hockey doivent bâtir leur avenir, elles n’ont pas la chance des hommes.

ON NE VA PAS AUX OLYMPIQUES POUR AUTRE CHOSE QUE LA MÉDAILLE D’OR. Je crois aux chances de l’équipe canadienne, mais rien n’est acquis. La compétition est féroce.

MON PÈRE A FAIT DANS LE SOUS-SOL LA CAVE AUX SPORTS, c’est là que tous mes souvenirs, médailles, chandails y sont exposés!

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