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Beauharnois

Il met le feu à son duplex en dégelant des tuyaux

feu beauharnois
Photo Gaetan Prégent

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Un incendie, causé par une tentative de dégeler des tuyaux avec un chalumeau, a jeté à la rue les six occupants des 256 et 258, rue Ellice, à Beauharnois, le samedi 4 janvier. Si le propriétaire du duplex était assuré, ce n’était pas le cas des chambreurs.

«À mon arrivée au 258, Ellice, le feu était dans les planchers du sous-sol», relate Jean-Maurice Marleau, directeur du service incendie de Beauharnois. L’appel d’urgence est entré à la centrale 9-1-1 vers 16h45. Aussitôt sur place, M. Marleau a donné l’alarme générale appelant tous les pompiers de Beauharnois et il a demandé l’entraide du service de Sainte-Martine.

Devant le froid de samedi soir, Châteauguay a aussi été demandé en renfort pour assurer davantage de relève. Rapidement, le feu s’est propagé par les murs jusqu’au toit.

Pendant ce temps, une équipe de Salaberry-de-Valleyfield assurait la sécurité sur le territoire de Beauharnois et les bénévoles de l’UCMU étaient sur place pour offrir soupe chaude et café aux intervenants et sinistrés.

Selon M. Marleau, il n’y a que peu d’espace qui sépare le duplex de ses voisins. Donc, en plus d’attaquer l’incendie par l’intérieur et par le toit, des pompiers protégeaient les autres bâtiments. Autre difficulté, le bâtiment est très âgé. «On a été confrontés à plusieurs épaisseurs de toit et même entre le plafond et le toit.»

Pour permettre aux pompiers de combattre par les airs les flammes qui sortaient de la toiture, l’électricité a dû être coupée puisque les sapeurs dans l’échelle travaillaient près des fils électriques.

Tout perdre

Le temps des Fêtes était à peine terminé que les occupants ont tout perdu. «C’était un duplex avec des chambres louées. Il y en avait encore à louer. Quand je suis arrivé, il y avait encore des occupants à l’intérieur. On les a évacués. On a même eu des complications à les sortir. C’est des gens qui voulaient sortir le plus de choses possible au lieu de tout perdre.» Ils n’étaient pas assurés contre le feu, précise M. Marleau.

Ils ont été pris en charge pour 72 heures par la Croix Rouge et ont été logés dans un hôtel de Salaberry-de-Valleyfield la nuit même. Le 7 janvier, une réévaluation a été faite. Au moment de mettre sous presse, le résultat de cette réévaluation n’était pas connu.

«On a offert les services d’hébergement, d’alimentation et des coupons pour qu’ils puissent s’acheter des vêtements neufs, indique Carl Boisvert, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne. Notre travail est dans l’urgence. Par la suite, c’est souvent les organismes communautaires qui aident à reloger les gens. Ce qu’on offre, c’est un répit.»

Chose certaine, ces six personnes se retrouvent sans toit ni biens. «Au moment où on se parle, signale le directeur du service incendie, le duplex est probablement perte totale.» L’incendie a été contrôlé vers 22h. Une quarantaine de pompiers, avec ceux qui assuraient la garde en caserne, sont intervenus. L’un d’eux a été incommodé par la fumée, mais a été traité sur place.

Le brasier a été causé par une erreur humaine. «Le propriétaire a tenté de dégeler les tuyaux gelés avec un chalumeaux à gaz», confie M. Marleau. Cette méthode peut allumer un incendie dans les murs. Un tuyau en cuivre va conduire la chaleur extrême sur toute sa longueur, explique-t-il, tandis qu’un tuyau de PVC peut fondre.

Les incendies causés par une tentative de dégeler des tuyaux avec un chalumeau sont fréquents. À Châteauguay, on parle de deux par année.

 

 

Quoi faire quand les tuyaux gèlent?

On peut utiliser un séchoir à cheveux quand il s’agit d’un tuyau de PVC.

Il est toutefois préférable de toujours faire affaire avec un professionnel.

 

 

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