/news/politics
Navigation
Bavures policières

L’inertie de Bergeron dénoncée

Robert Poëti
Photo les archives, Stevens LeBlanc Robert Poëti.

Coup d'oeil sur cet article

«Pour le ministre Stéphane Bergeron, la création de la police des polices n’est absolument pas une priorité», a lancé Robert Poëti en entrevue au Journal.

Le député libéral est lapidaire à l’endroit du ministre de la Sécurité publique. «La loi a été adoptée en mai 2013. C’était le plus dur. Depuis ce temps, il ne fait rien», a-t-il dénoncé.

Le Journal révélait hier que le ministère de la Sécurité publique n’avait «aucune idée» du moment où le bureau d’enquête sur le travail des policiers sera mis sur pied. Depuis, le bureau du ministre a rétorqué que le BEI serait «opérationnel» en 2015.

«La date de 2015 est réaliste si ce n’est pas une priorité gouvernementale. Mais le ministre a lui-même dit que c’était une priorité et que des efforts important seraient faits», argue Robert Poëti.

«Le ministre a la loi en main. Il n’a même pas encore planifié la formation pour les civils qui travailleront au bureau. Il n’a pas commencé les entrevues. Il ne fait rien».

Déçu

M. Poëti se dit déçu de la tournure de la situation. Alors qu’il y avait une entente entre le gouvernement Marois, la CAQ et les libéraux à ce sujet, ce dossier n’avance plus, croit ce dernier.

En mai dernier, le ministre Stéphane Bergeron disait pourtant lui-même que la création du bureau était «attendue depuis des années» et qu’elle va enfin «mettre un terme aux doutes» quant à l’impartialité des enquêtes sur le travail des policiers.

«Que ça ne soit pas plus avancé que ça, c’est incompréhensible. Il y a un problème au ministère», déplore Robert Poëti. «Tout le monde ensemble, on a mis l’épaule à la roue. Les directeurs de police, les présidents de syndicats, l’opposition. On a donné une loi au ministre Bergeron. Maintenant, il s’assoit sur ses mains. C’est incompréhensible», tonne ce dernier.

Stéphane Bergeron n’était pas disponible pour une entrevue.

Le bureau aura pour mission de faire enquête lorsqu’une personne autre qu’un policier en devoir décède ou est blessée gravement, que ce soit par une arme à feu utilisée par un policier ou lors de sa détention par un corps de police. 

Commentaires