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Des liens se créent

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Grâce à la fidélité de ses partenaires, un athlète en vient à développer des liens enrichissants avec des dirigeants d’entreprise. C’est là un aspect privilégié dans ma carrière.

Grâce à la fidélité de ses partenaires, un athlète en vient à développer des liens enrichissants avec des dirigeants d’entreprise. C’est là un aspect privilégié dans ma carrière.

Les sociétés qui me supportent depuis tant d’années donnent aveuglément, de sorte que je ne ressens pas l’urgence de livrer des résultats à tout prix. C’est sûr que, au bout de trois ou quatre ans sans résultats sportifs, il serait logique pour une entreprise de vouloir redéfinir son association, mais je n’ai jamais ressenti de pression de la part de quiconque. J’ai du plaisir à faire ce sport et j’en ai autant à leur redonner de la visibilité à ma façon.

Rien d’astreignant

Il n’y a pour moi aucun engagement astreignant exigé par ces commanditaires. En fait, je dirais que ça l’est beaucoup plus pour mon conseiller d’affaires, Denis Villeneuve, qui doit gérer toute cette circulation! Aucune commande n’exige de moi de prendre un avion pour une activité promotionnelle à l’extérieur du Québec, par exemple.

Avant le début de la saison, Norton Rose m’a invité à prendre la parole durant une quinzaine de minutes à un cocktail à l’intention des jeunes entrepreneurs de la région de Québec. J’y suis allé après un de mes cours à l’université. La deuxième fois, on m’a demandé de participer à un dîner spaghetti pour Centraide, un événement qui était bien agréable et qui avait lieu en milieu de journée.

Les gens de ces entreprises n’ont pas la chance d’assister à mes courses en Europe, que ce soit en Coupe du monde ou dans les grands événements. Par chance, la Coupe du monde présentée à Québec en décembre 2012 leur a permis de se rapprocher un peu de mon sport et de saisir son envergure.

On se voit peu en hiver, mais je perçois quand même à distance leur intérêt à suivre l’évolution de ma saison. Je communique régulièrement par courriel avec Marie-Josée Carrier, de Cascades, Bruno Mader et Mathieu Paquette, d’HydraSense, Carl Tremblay et Rachel Dussault, de Norton Rose, Pierre Karl Péladeau et Sylvie Cordeau, de Québecor. D’une certaine façon, ça m’amène à me sentir lié à ces entreprises.

La famille Lemaire

Je suis associé à la famille Lemaire, entre autres, depuis plus de huit ans. J’aime beaucoup ce sentiment d’appartenance développé chez Cascades, qui va de l’employé jusqu’au président. La compagnie supporte d’autres athlètes, dont Alexandre Bilodeau, et on ressent cette fierté des employés qui nous accompagnent jusque dans les grandes compétitions comme les Jeux olympiques et les Championnats du monde.

J’ai déjà eu la chance de rencontrer les employés lors d’une visite à l’usine de Kingsey Falls. Je me souviens aussi d’avoir participé au Grand Défi de Victoriaville, une sorte de pentathlon que nous avions fait en équipe. Laurent Lemaire avait fait l’étape de la course à pied, Alexandre Bilodeau celle du patin à roues alignées et moi le kayak.

Participer à des activités du genre renforce le sentiment d’appartenance...

 

— Propos recueillis par Alain Bergeron

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