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Santé

Non ! Je n’exagère pas l’importance du poids

botella de agua rodeada con metro
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Ma chronique de la semaine dernière sur l’embonpoint et l’obésité a soulevé plusieurs commentaires. Non, je n’exagère pas l’importance d’avoir un tour de taille normal… Ce n’est pas une question d’esthétisme, c’est assurément une question de santé.

Ma chronique de la semaine dernière sur l’embonpoint et l’obésité a soulevé plusieurs commentaires. Non, je n’exagère pas l’importance d’avoir un tour de taille normal… Ce n’est pas une question d’esthétisme, c’est assurément une question de santé.

Près du tiers des personnes qui avaient un poids santé il y a 10 ans ont suffisamment pris de poids pour être désormais considérées comme faisant de l’embonpoint. Le quart de celles qui faisaient déjà de l’embonpoint à la même époque sont devenues obèses. Plusieurs de ces personnes n’auront pas à supporter le poids des années, car, selon plusieurs études, leur état fait en sorte que leur espérance de vie est désormais réduite. Plus grave, il semble que plus l’obésité apparaît tôt dans la vie, plus cette espérance de vie est réduite. La chose est particulièrement inquiétante lorsqu’on constate que bon nombre des enfants d’âge scolaire sont obèses.

LA SITUATION

Le problème est mondial. Partout on prend du poids et le Canada n’y échappe pas. Au pays, la majorité des adultes ont abandonné leur poids santé. Selon l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé réalisée par Statistiques Canada, de 2009 à 2011, 67 % des hommes canadiens et 54 % des femmes canadiennes, de 18 à 79 ans, faisaient de l’embonpoint ou étaient obèses.

L’embonpoint et l’obésité sont associés à un risque accru de nombreux problèmes de santé comme le diabète de type 2, l’hypertension, l’apnée obstructive du sommeil, l’arthrose, certains types de cancer dont ceux du sein et du pancréas et le cancer colorectal, et les maladies cardiovasculaires. Si le Québec fait mieux que le reste du pays en matière d’obésité, la courbe d’augmentation des cas est la même. Plus du quart des adultes québécois sont désormais obèses… Et depuis le début du millénaire, le nombre de personnes diabétiques a été multiplié par 1,5. Plus de 1 500 personnes en meurent chaque année.

Certains regroupements souhaitent que l’obésité soit considérée comme une maladie toutefois le débat a toujours cours à cet égard. Certai­nes personnes ont une surcharge pondérale très importante, mais ne sont pas malades. Cette surcharge est telle chez d’autres personnes qu’on la qualifie d’obésité morbide ce qui signifie que des maladies se développent à cause de cette surcharge pon­dérale.

Non, l’embonpoint et l’obésité ne sont pas à prendre à la légère. L’obésité restreint le nombre d’années qu’on peut espérer vivre, mais elle réduit également le nombre d’années qu’on peut espérer vivre «en santé». Si vous avez un excès de poids et vous n’êtes pas malade, méfiez-vous! D’après les études, les conséquences de l’excès de poids se manifestent après plus ou moins 10 ans.

 
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