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Le monde des DVD

À la mémoire de James Gandolfini

James Gandolfini
Photo courtoisie

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James Gandolfini n’est plus. L’inoubliable interprète du gangster Tony Soprano s’est éteint le 19 juin dernier. En hommage à ce comédien imposant, qui, à une ou deux exceptions près, dont la comédie sentimentale Enough Said qui sort en DVD cette semaine, n’a malheureusement tenu que des rôles secondaires au cinéma, mediafilm.ca vous propose un retour sur ses prestations les plus marquantes.

James Gandolfini n’est plus. L’inoubliable interprète du gangster Tony Soprano s’est éteint le 19 juin dernier. En hommage à ce comédien imposant, qui, à une ou deux exceptions près, dont la comédie sentimentale Enough Said qui sort en DVD cette semaine, n’a malheureusement tenu que des rôles secondaires au cinéma, mediafilm.ca vous propose un retour sur ses prestations les plus marquantes.

Une Action au civil (Steven Zaillian)

Un avocat poursuit deux grosses compagnies qui ont contaminé l’eau potable d’une petite ville, causant la mort de huit enfants. Dans ce drame judiciaire poignant inspiré d’une histoire vraie, James Gandolfini campe avec sobriété le père d’une des victimes, face à John Travolta, convaincant dans le rôle du plaideur cynique appelé à s’humaniser au contact de ces gens en détresse. Steven Zaillian (Les Fous du roi, également avec Gandolfini) s’en tient à une réalisation sensible, dans laquelle les moments émouvants côtoient les scènes d’une cocasserie étonnante.

L’Homme qui n’était pas là (Joel Coen)

Dans les années 1940, un barbier au tempérament amorphe (Billy Bob Thornton) tue l’amant de sa femme (Gandolfini), mais cette dernière est accusée du meurtre. Ce film noir, prétexte à une analyse de caractère méticuleuse, appartient à la veine sombre et introspective de l’oeuvre des frères Coen (Être Llewyn Davis, présentement en salles). À la réalisation, Joel se surpasse, avec des images en noir et blanc satinées et une reconstitution d’époque raffinée.

Le Mexicain (Gore Verbinski)

Alors qu’il se trouve au Mexique afin de trouver un pistolet antique pour le compte de la mafia, un jeune homme apprend que sa petite amie a été kidnappée par un tueur à gages gai, sur ordre du parrain, qui veut lui mettre la pression. Dans ce film de gangsters original et énergique du réalisateur des Pirates des Caraïbes et Lone Ranger, James Gandolfini vole la vedette à Brad Pitt et Julia Roberts, avec sa composition inspirée d’un assassin tourmenté.

La Mort en douce (Andrew Dominik)

Un tueur professionnel (Brad Pitt, solide) débarque à la Nouvelle-Orléans afin de régler leur compte aux auteurs d’un casse survenu dans une salle de paris clandestins sous juridiction mafieuse. À travers cette peinture de milieu pénétrante, le réalisateur de L’Assassinat de Jesse James par le traître Robert Ford signe un vigoureux exposé sur l’économie du crime. L’ensemble, très soigné, est actionné par des dialogues bien écrits. Gandolfini campe avec verve un tueur alcoolique et dépressif, qui devient un poids mort pour le protagoniste.

Saisir l’instant (David Chase)

Dans les années 1960 au New Jersey, un étudiant italo-américain fonde un groupe de rock, tout en vivant une histoire d’amour avec une fille issue d’un milieu aisé. Pour ses débuts à la réalisation au cinéma, le créateur des Soprano s’inspire de ses expériences de jeunesse, confiant le rôle de son père à Gandolfini, qui n’a jamais été aussi fort et émouvant. Malheureusement, ce récit d’apprentissage classique peine à captiver, par manque de rythme et de réelle tension dramatique. Le jeune John Magaro s’en tire toutefois bien dans le rôle de l’alter ego de Chase.

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