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Nouveaux services des pharmaciens : l'impatience se fait sentir

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Alors que les négociations entre le ministère de la Santé et les pharmaciens propriétaires reprendront la semaine prochaine, la grogne se fait de plus en plus sentir chez les futurs bénéficiaires des services envisagés.

Les négociations concernant les nouveaux services offerts par les pharmaciens du Québec reprendront le 21 janvier.

Une entente dans ce dossier signifierait entre autres que les pharmaciens auraient la possibilité d’ajuster une ordonnance médicale dans certains cas ainsi que de prescrire certains tests pour leurs patients.

Initialement, les nouveaux services devaient être offerts à la population depuis le mois de septembre dernier, mais un conflit au sujet de la facturation des tests offerts par les pharmaciens a empêché toute entente.

L’impatience se fait sentir

«Je ne comprends pas pourquoi cela prend autant de temps. Il me semble qu’on est rendu trop loin dans le processus pour dire qu’on ne veut pas s’investir dans le projet», a dit le président du Conseil pour la protection des malades, Paul G. Brunet.

Selon lui, les services présentement en négociation pourraient dégager «plus d’un million d’heures de soins pour les médecins», qui pourraient donc soigner davantage de patients.

«Le pharmacien est souvent la personne la plus accessible pour les patients. C’est lui qui est le mieux placé pour prolonger ou ajuster une prescription, tout en respectant les pratiques établies, estime-t-il. Il faut aller de l’avant.»

Pour Pierre Blain, directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers, les nouveaux services permettraient une économie de temps significative pour les patients.

«C’est plus avantageux pour eux, ils n’ont pas besoin d’attendre en ligne chez le médecin. Cela offre plus de flexibilité et un meilleur accès à la ligne de service. Les usagers ont besoin de ces services le plus rapidement possible», soutient-il.

De son côté, la directrice générale de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Manon Lambert, déplore le fait que l’on retarde la mise en application de services qui permettraient «de réelles avancées pour la population.»

Vincent Fortier, directeur des affaires publiques à l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires, a bon espoir d’en arriver à une entente avec le ministère de la Santé.

«Tout repose sur la facturation des tests par les pharmaciens. Il y a des propositions qui semblent acceptables. Ça pourrait être réglé facilement, mais il nous faut plus d’explication du ministère», dit-il.

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