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Raisonnons un peu

Raisonnons un peu

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Raisonnons un peu
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Barolo 2005
Baroli,
13,5 %, Italie
Type : vin rouge
Code : 11191957
Prix : 50,50 $
 
Je me suis vraiment régalé avec ce magnifique barolo de facture classique, au nez fin et détaillé, à la bouche fondue, digeste et, ce qui n’est pas toujours le cas avec les barolos, facilement accessible. Bravo!
[ ★★★★ | $$$$ ]
Les vins
Collaboration spéciale
L’autre jour je tombe sur une bouteille avec cette mention sur l’étiquette: «agriculture raisonnée». Agriculture raisonnée? Le vin affichait 15,5 beaux degrés d’alcool.

Le type qui a fait ça n’a pas dû «raisonner» beaucoup que je me suis dit.

Quand on raisonne, quand on imagine le profil que l’on veut donner à son vin, il me semble qu’on adapte ses pratiques culturales pour, qu’au final, le vin soit équilibré, non?

Bon, je triture un peu ici le sens des mots. À strictement parler, l’agriculture raisonnée n’est pas une méthode de culture qui vise a priori à faire des vins avec un bas niveau d’alcool.

C’est une forme d’agriculture basée sur le développement durable, avec comme ligne de conduite le respect de l’environnement (tout en tolérant l’apport de certains produis chimiques de synthèse, mais c’est là un autre débat).

Mais si la viticulture se démène tant (agriculture raisonnée, biologique, intégrée. biodynamique...) pour faire pousser la vigne de la façon la plus saine possible, c’est bien pour faire du vin, non?

Et en ce sens, il me semble qu’une des variables, qu’une des données, paramètres ou vecteurs, appelez cela comme vous le voulez, dont il faudrait absolument tenir compte, devrait être l’équilibre dans le produit final.

Or, dans un vin qui titre 15,5 % d’alcool, l’équilibre est rarement au rendez-vous (sauf peut-être, de façon rarissime, dans certains châteauneufs-du-pape, amarone ou vins du Priotat).

Réchauffement climatique

Je sais, les degrés, c’est la faute au réchauffement climatique. Il a le dos large, le réchauffement climatique.

Il y a bien d’autres facteurs qui jouent dans la montée vertigineuse des degrés dans le vin.

À commencer par la recherche d’une trop grande maturité, laquelle mène la plupart du temps à de la surmaturité, et cela pour répondre à un segment du marché à qui on a réussi à faire croire que plus un vin était big, meilleur il était.

Donc, on effeuille trop, on abaisse trop les rendements aussi afin d’aller chercher plus de concentration, etc.

Mais je m’emporte. N’empêche, il est bon de rappeler que l’ultime but de la viticulture, peu importe la philosophie adaptée, est de faire le meilleur vin possible, à partir d’un terroir donné.

Et il faut que le remède soigne, non qu’il empire le mal.

Mais vite, buvons un peu, je sens la moutarde qui monte.

Blancs

Bourgogne Aligoté 2010, J-F & P-L Bersan (18,30 $): je vous ai dit grand bien, récemment du Bourgogne Côte d’Auxerre  (19,80 $ des mêmes vignerons). Cet aligoté est très réussi également. C’est net, frais, le vin a de la vivacité tout en ayant un beau fruit qui enrobe la structure acide (le vin n’a pas fait de bois). Du bon bourgogne à bon prix.
Sauvignon Blanc Petit Clos By Clos Henri 2012, Marlborough (19,95 $): le prototype du sauvignon néo-zélandais avec ces notes de céleri, de rhubarbe (qu’on aime ou qu’on n’aime pas) mais avec en plus ici un joli côté floral. L’ensemble est frais, distingué, détaillé même. Les amateurs du genre vont adorer.
Rouges
Ijalba Reserva 2009, Rioja (21,45 $): très réussi en 2009 que ce vin encore marqué légèrement par son élevage en barriques; la bouche est fraîche, droite, digeste, et le bois est présent mais, comment dire, sans ostentation, à la manière en somme des riojas classiques, mais avec une tenue parfaitement moderne. Assemblage de tempranillo (80 %) et de graciano (20 %).
Château Haut-Selve 2009, Graves (21,40 $): un bon bordeaux encore un peu sous sa réserve (on le passe impérativement en carafe), plutôt léger, mais équilibré, sérieux et délicieux.
Crognolo 2010, Toscana IGT (29,95 $): assemblage très réussi de sangiovese et de cabernet, juteux et tonifiant, bien proportionné, savoureux. Un passage en carafe s’impose, toutefois, pour le réveiller un peu.
Cum Laude 2009, Toscana IGT, Castello Banfi (30,25 $): corsé, dense, plein, harmonieux en dépit d’un gabarit (14,5 % d’alcool) qui nous le fait croire plus costaud. Or, il est étonnamment élégant. Assemblage de cabernet sauvignon, merlot, sangiovese et syrah.
Bourgogne Aligoté 2010
J-F & P-L Bersan,
12,5 %, France
Prix : 18,30 $
Code : 11890934
[ ★★1/2 | $ $ ]
Sauvignon Blanc Petit Clos By Clos Henry 2012
Marlborough,
13,5 %, Nouvelle-Zélande
Prix : 19,95 $
Code : 114459896
[ ★★1/2 | $ $ ]
Ijalba Reserva 2009
Rioja, Vina Ijalba,
13,5 %, Espagne
Prix : 21,45 $
Code : 478743
[ ★★★ | $ $ 1/2 ]
Château Haut-Selve 2009
Graves,
13,5 %, France
Prix : 21,40 $
Code : 11095068
[ ★★1/2 | $ $ 1/2 ]
Crognolo 2010
Toscana IGT, Tenuta Sette Ponti,
14 %, Italie
Prix : 29,95 $
Code : 11915038
[ ★★★ | $ $ $ 1/2 ]
Cum Laude 2009
Toscana IGT, Castello Banfi,
14,5 %, Italie
Prix : 30,25 $
Code : 701938
[ ★★★1/2 | $ $ $ 1/2 ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020
L’autre jour je tombe sur une bouteille avec cette mention sur l’étiquette: «agriculture raisonnée». Agriculture raisonnée? Le vin affichait 15,5 beaux degrés d’alcool.

Le type qui a fait ça n’a pas dû «raisonner» beaucoup que je me suis dit.

Quand on raisonne, quand on imagine le profil que l’on veut donner à son vin, il me semble qu’on adapte ses pratiques culturales pour, qu’au final, le vin soit équilibré, non?

Bon, je triture un peu ici le sens des mots. À strictement parler, l’agriculture raisonnée n’est pas une méthode de culture qui vise a priori à faire des vins avec un bas niveau d’alcool.

C’est une forme d’agriculture basée sur le développement durable, avec comme ligne de conduite le respect de l’environnement (tout en tolérant l’apport de certains produis chimiques de synthèse, mais c’est là un autre débat).

Mais si la viticulture se démène tant (agriculture raisonnée, biologique, intégrée. biodynamique...) pour faire pousser la vigne de la façon la plus saine possible, c’est bien pour faire du vin, non?

Et en ce sens, il me semble qu’une des variables, qu’une des données, paramètres ou vecteurs, appelez cela comme vous le voulez, dont il faudrait absolument tenir compte, devrait être l’équilibre dans le produit final.

Or, dans un vin qui titre 15,5 % d’alcool, l’équilibre est rarement au rendez-vous (sauf peut-être, de façon rarissime, dans certains châteauneufs-du-pape, amarone ou vins du Priotat).

Réchauffement climatique

Je sais, les degrés, c’est la faute au réchauffement climatique. Il a le dos large, le réchauffement climatique.

Il y a bien d’autres facteurs qui jouent dans la montée vertigineuse des degrés dans le vin.

À commencer par la recherche d’une trop grande maturité, laquelle mène la plupart du temps à de la surmaturité, et cela pour répondre à un segment du marché à qui on a réussi à faire croire que plus un vin était big, meilleur il était.

Donc, on effeuille trop, on abaisse trop les rendements aussi afin d’aller chercher plus de concentration, etc.

Mais je m’emporte. N’empêche, il est bon de rappeler que l’ultime but de la viticulture, peu importe la philosophie adaptée, est de faire le meilleur vin possible, à partir d’un terroir donné.

Et il faut que le remède soigne, non qu’il empire le mal.

Mais vite, buvons un peu, je sens la moutarde qui monte.

Blancs

Bourgogne Aligoté 2010, J-F & P-L Bersan (18,30 $): je vous ai dit grand bien, récemment du Bourgogne Côte d’Auxerre  (19,80 $ des mêmes vignerons). Cet aligoté est très réussi également. C’est net, frais, le vin a de la vivacité tout en ayant un beau fruit qui enrobe la structure acide (le vin n’a pas fait de bois). Du bon bourgogne à bon prix.

Sauvignon Blanc Petit Clos By Clos Henri 2012, Marlborough (19,95 $): le prototype du sauvignon néo-zélandais avec ces notes de céleri, de rhubarbe (qu’on aime ou qu’on n’aime pas) mais avec en plus ici un joli côté floral. L’ensemble est frais, distingué, détaillé même. Les amateurs du genre vont adorer.

Rouges

Ijalba Reserva 2009, Rioja (21,45 $): très réussi en 2009 que ce vin encore marqué légèrement par son élevage en barriques; la bouche est fraîche, droite, digeste, et le bois est présent mais, comment dire, sans ostentation, à la manière en somme des riojas classiques, mais avec une tenue parfaitement moderne. Assemblage de tempranillo (80 %) et de graciano (20 %).

Château Haut-Selve 2009, Graves (21,40 $): un bon bordeaux encore un peu sous sa réserve (on le passe impérativement en carafe), plutôt léger, mais équilibré, sérieux et délicieux.

Crognolo 2010, Toscana IGT (29,95 $): assemblage très réussi de sangiovese et de cabernet, juteux et tonifiant, bien proportionné, savoureux. Un passage en carafe s’impose, toutefois, pour le réveiller un peu.

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