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Violence conjugale

Une Mexicaine victime de violence conjugale libérée en attente de son expulsion

Manifestation immigration Ivonne Hernandez Segura
Photo Ewan Sauves / Agence QMI Selon ses proches, Ivonne a été victime d’une «embuscade».

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Ivonne Hernandez Segura, cette Mexicaine mère d’un bambin d’un an et victime de violence conjugale, a été libérée du centre de prévention où elle était détenue depuis mercredi à Montréal. La date de son expulsion n’a pas encore été fixée, mais ses proches craignent qu’elle soit chassée du pays à tout moment.

Mme Hernandez Segura a été libérée en échange d’une caution de 4000 $. Vendredi, durant son audience, des dizaines de manifestants ont protesté à l’intérieur du complexe qui abrite les bureaux de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié pour dénoncer son imminente déportation.

La mesure de renvoi à son égard est toujours en vigueur, explique-t-on, même si sa date d’expulsion n’a pas encore été déterminée.

Arrivée au Canada en juillet 2009, Ivonne Hernandez Segura avait été arrêtée mercredi dernier par les autorités frontalières à la station de métro Berri-UQAM, à Montréal

Elle s’apprêtait à aller chercher son fils Vincenzo, âgé de un an, qui était avec son ex-conjoint. Selon ses proches, Ivonne aurait été victime d’une «embuscade», d’une «intervention planifiée».

Le 11 décembre, Yvonne Hernandez Segura avait fui son domicile avec son fils pour prendre refuge au Parados, un centre d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, situé à Lachine.

Son ex-conjoint l'aurait dénoncée auprès des autorités. Un mois plus tard, un juge a accordé la garde de Vincenzo au père.

«Ça faisait déjà plus d’un an qu’elle me parlait de la violence qu’elle vivait à la maison, mais elle avait très peur de partir, a indiqué Annie Lapalme, porte-parole de Solidarité sans frontières. Aujourd’hui, on a remis cet enfant à un père violent, qui ne s’est jamais occupé de lui.»

Solidarité sans frontières demande l’intervention immédiate du ministre fédéral de l’Immigration, Chris Alexander.

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