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Tragédie de L’Isle-Verte

L’Isle-Verte: des fouilles sans répit

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Tels de véritables archéologues, une cinquantaine de pompiers, policiers, membres du Bureau du coroner et du Laboratoire de sciences judiciaires fouillent à raison d’une douzaine d’heures par jours les ruines où se trouvait la Résidence du Havre.

Les médias ont pu avoir accès pour la première fois, mardi, à la zone où s’activent depuis plusieurs jours les autorités. En approchant les ruines du tragique incendie, on réalise l’ampleur du drame et le dur labeur des travailleurs.

La scène a des airs de fourmilière. Au travers du bois brûlé, des corps, de la glace, du froid, des cendres et de l’odeur macabre, des dizaines de personnes sont accroupies au sol, fouillant de leurs mains les tas de débris répartis çà et là. Une poignée d’autres raclent le sol avec des râteaux pendant que deux pelles mécaniques dégagent les décombres.

Pouce par pouce

Tous explorent, tâtent et tamisent, à la recherche de corps ou de restes humains. Un travail de moine.

«C’est fait pouce par pouce, à quatre pattes, pour être capable de trouver des corps», avance André Duchesne, commandant de l’opération Filet 4, de la Sûreté du Québec, déployée en situation de décès multiples.

L’objectif ultime est de retrouver les 32 victimes. Étant donné la violence du brasier, certains corps sont «complets», d’autres sont «moins évidents». Dès qu’une dépouille est trouvée, balisticiens, anthropologue judiciaire et coroners supervisent la manière de l’extirper, avant de l’envoyer pour autopsie à Montréal. «C’est fait dans le respect. C’est fait minutieusement. Et on va prendre le temps de le faire correctement pour s’assurer de remettre les dépouilles aux familles», dit-il.

Froid sibérien

Malgré le froid sibérien, les forts vents et la neige, les autorités travaillent sans arrêt, de 6 h 30 à 18 h. Plus question de se relayer aux 45 minutes, comme ce fut le cas lors des premiers jours de recherche.

Il faut dire que les recherches ont progressé puisque quelque 65 % du périmètre a été déglacé. Une autre partie des lieux est toujours recouverte d’immenses bâches, sous lesquelles ont été installés de puissants équipements chauffants pour dégeler la scène.

Parallèlement, le travail d’enquête se poursuit. Quatre immenses conteneurs ont été remplis d’éléments de preuve, à ce jour.

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