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Police

Projets au Venezuela

Dossier Philippe Paul
Photo courtoisie Le nom du policier Philippe Paul apparaît sur le site web de la compagnie Vortex.

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Où est-ce que le policier peut bien avoir croisé Arian Azarbar? Selon nos informations, les deux auraient pu se croiser pour la première fois au tournant des années 2000, dans l’ouest de l’île de Montréal.

Où est-ce que le policier peut bien avoir croisé Arian Azarbar? Selon nos informations, les deux auraient pu se croiser pour la première fois au tournant des années 2000, dans l’ouest de l’île de Montréal.

Arian Azarbar avait alors 21 ans. Il faisait affaire dans le télémarketing. Il avait dénoncé un chef de gang arabe qui l’extorquait – et permis à la police de l’arrêter –, ainsi que d’autres commerçants de l’Ouest-de-l’Île. L’enquêteur qui avait travaillé sur le dossier à l’époque était Philippe Paul.

En 2004, M. Azarbar s’est retrouvé dans le rôle inverse. Il a plaidé coupable à deux accusations criminelles d’extorsion et de voies de fait causant des lésions contre Manar Sawaf, qui œuvrait… dans le télémarketing.

Intérêts communs

Depuis, MM. Paul et Azarbar ont développé des intérêts communs au Venezuela. Le policier est impliqué dans une compagnie qui brasse des affaires avec le Venezuela. Il s’agit de Vortex Division: Panneaux d’Assemblage Structurel, située à Saint-Roch-de-l’Achigan, dans la région de Lanaudière.

Son nom figure sur le site web de l’entreprise aux côtés d’autres actionnaires de la compagnie, les policiers et frères François et Francis Bouffard. On ne précise pas quel est le rôle exact de Philippe Paul.

François Bouffard était commandant à la Division du crime organisé du SPVM avant d’être relevé de ses fonctions au printemps 2011 après que l’Escouade Marteau se soit penchée sur un projet de condos dans le secteur de Mascouche où son entreprise était impliquée. Le dossier a été soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Aucune accusation n’a été déposée.

En entrevue hier, François Bouffard nous a dit que M. Azarbar était un ami et une connaissance de Philippe Paul, et qu’il était un «facilitateur» pour leurs activités au Venezuela. «C’est une personne qui a des contacts là-bas», nous a dit M. Bouffard.

De son côté, M. Azarbar possède Sirius Group Ven Inc. Sur son site Facebook, il a mentionné que sa compagnie avait construit 10 000 logements sociaux au Venezuela entre 2011 et 2013, photos de la construction à l’appui.

Entrepreneur ou policier

Sur le site de Division Vortex et sur le Facebook de M. Azarbar et un compte YouTube au nom d’Azarbar, on peut voir des photos et une vidéo qui montre la construction de la même maison modèle au Venezuela avec des panneaux d’assemblage structurels. Selon la GRC, M. Azarbar aurait «aussi exhibé des photos de lui et de l’enquêteur du SPVM sur lesquelles l’enquêteur l’aide à meubler son appartement de Caracas». Les liens au Venezuela entre les deux hommes ne sont pas les seules questions qui préoccupent la haute direction du SPVM.

On se demande aussi comment ce policier est capable de gérer une compagnie de location de téléphones par satellite (nommée Philcomm) en plus de passer de nombreuses heures à contrôler ses sources du monde interlope.

Avec la collaboration de Félix Séguin
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